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PIIBMCATION INDUSTRIELLE.
place et rendre prêt à fonctionner tout un appareil de ce genre ainsi éta-bli (1). Il est d’autant plus commode que si une partie vient à baisser parsuite d’un affaissement ou d’un dérangement quelconque, on peut immé-diatement rétablir les niveaux par les vis de rappel e.
Sous les cylindres est une grande plaque en fonte à double paroi D,qui est assujétie sur les entretoises G et sur la forte traverse à nervure E.Cette plaque destinée à recevoir le jus qui s’écoule de la canne, à mesurequ’elle se trouve écrasée par les cylindres, est chauffée par la vapeur per-due provenant de la machine et qui se répand dans toute la capacité g,afin que le vesou se conserve à un certain degré de chaleur avant de serendre aux chaudières par l’ouverture de sortie g'.
Pour que la canne soit amenée et distribuée d’une manière régulière entreles cylindres, les constructeurs ont appliqué d’un côté, sur le devant, uneespèce de chaîne sans fin, composée d’une suite de barres transversales F,attachées par leurs extrémités, soit à deux fortes courroies, soit plutôtà deux chaînes de Galle que l’on fait passer sur deux rouleaux parallèles,ou simplement deux tourteaux de fonte G. Ces tourteaux, à joue d’un côté,sont traversés par un axe en fer h, auquel on imprime un mouvement derotation qui est en rapport avec la marche même des cylindres. Ainsi lescannes apportées au bas de cette chaîne ou tablier sans fin y sont étenduesle plus régulièrement possible, par une négresse, de manière à la couvrirégalement partout. Elles arrivent alors jusqu’au sommet, au-dessus del’axe h, et comme elles sont très-longues, elles ne se renversent sur latrémie ou le plan incliné l , que lorsqu’elles dépassent leur longueur de plusde moitié. Pour que l’axe h soit suffisamment tenu à distance au bâtis dela machine, il est porté sur deux supports de fonte qu’on relie parles jambes de force j aux extrémités de l’une des entretoises en fer i , quimaintiennent l’écartement des deux châssis. La trémie l est formée de deuxjoues et d’un fond incliné, en tôle, portés sur des consoles, ou même fon-dus avec celles-ci. Les cannes amenées par cette trémie passent entre lesdeux premiers cylindres A, et A', qui les écrasent une première fois, puiselles ressortent comprimées de nouveau par les cylindres A et A 2 , d’où ellestombent sur le second plan incliné m construit comme le premier, tandisque tout le vesou qui s’en dégage, pendant cette double pressée, tombedans la bassine formée par la plaque à double fond D.
Mouvement des cylindres. — On se rappelle que la vitesse de rota-tion des cylindres à écraser la canne à sucre doit être extrêmement lente,elle n’est pas, suivant le diamètre de ceux-ci, de plus de 3 à 4 révolutionspar minute, et se réduit souvent à 2 ou 2 1/2 pour les plus forts diamètres.On est donc dans l’obligation, pour arriver à une marche aussi petite, deretarder considérablement la vitesse du moteur. A cet effet, on place sur
(1) On sait que dans nos colonies les pierres sont extrêmement rares ; on est souvent obligé d’allerles chercher à de grandes distances, ce qui est d’autant plus onéreux que les communications sontdifficiles et insuffisantes. On comprend alors que MM. Mazeline aient cherché à éviter leur emploi.