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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
« Quand la pression est terminée, on tend les bandelettes à l’aide de treuils pla-cés sur le devant de la presse et d’une tenaille à anneaux, et l’on a soin d'enfoncerdans les rainures des plateaux de petits coins en bois, qui maintiennent ces bande-lettes tendues lorsqu’on lâche la tenaille. A l’aide d’un outil facile à manier, deuxhommes percent les bandelettes de deux trous qui correspondent à ceux qui ontdéjà été préparés à l’une de ses extrémités, et l’on réunit les deux bouts par depetits boulons à écrous que l’on place rapidement.
« La ligature étant terminée, on laisse descendre le piston et l’on enlève la balleque l’on ébarbe sur les bords au moyen de grands couteaux à poignée coudée, pourachever de régulariser sa forme. Elle se gonfle et reprend une épaisseur de 0 m ,57à 0 m ,60 environ. La balle dont nous avons donné plus haut le poids et les dimen-sions est revenue, hors de presse, à une épaisseur moyenne de 0 m ,572, correspon-dante à un volume de 0 mc ,896, e t par conséquent à une densité de396 kU -
= 442 kilogrammes au métré cube.
0 mc ,896
« Ainsi, d’une seule opération qui a duré en tout l* 1 15m, avec des hommes en-core peu exercés à ce genre de travail, on a obtenu, dès les premiers essais, desballes de 400 kilogrammes au mètre cube hors de presse, tandis que, par les moyensen usage actuellement en Algérie , il faut quatre opérations et 5k 48“ pour faire desballes de 200 à 240 kilogrammes, auxquelles on ne donne qu’une densité de 400 à425 kilogrammes, et qu’en service courant on ne fait en 1 heure ou 1& I5 m , etd’une seule opération, que des balles de 60 à 65 kilogrammes à la faible densité de200 à 240 kilogrammes au plus au mètre cube.
« Les résultats fournis par l’emploi des chariots à treuils sont aussi bien supé-rieurs à ceux que l’on obtient en Angleterre même, dans les ateliers de pressagedes foins, où les balles ne pèsent moyennement que 240 à 250 kilogrammes et nereçoivent qu’une densité de 225 à 250 kilogrammes au mètre cube. Leur usage vaêtre étendu aux presses de la force de 300,000 kilogrammes qui existent en Algérie ,et en améliorera beaucoup les produits.
« Pour le service d’un atelier de pressage, il faut trois ou quatre hommes au plusà la presse et deux aux meules pour le chargement des chariots, et ceux-ci pour-raient servir au moins deux presses. L’opération totale du pressage et de la ligaturen’exige que l h 15 m , et, avec des ouvriers exercés, elle ne durera sans doute pasplus de 1 heure. En comptant néanmoins sur l h 15 m , on pourra faire dix balles de400 kilogrammes, et presser ainsi 4,000 kilogrammes de foin par jour. En payantles journées d’ouvriers à 2 francs par jour pour deux des hommes employés, età l f ,50 pour les quatre autres, les frais de main-d’œuvre seraient de 8 francs pour4,000 kilogrammes ou de 20 centimes par 100 kilogrammes.
« La ligature en fer emploie 5 kil ,35 de bandelettes par balle de 400 kilogrammes,ou 1 kil ,32 par 100 kilogrammes de foin. En comptant le fer feuillard à 60 francsles 100 kilogrammes, cela correspond à 81 centimes par 100 kilogrammes de foin.Mais cette dépense peut être réduite dans certains cas, parce que les mêmes ban-delettes peuvent servir facilement plusieurs fois.
« Les presses de la force de 600 à 650 tonnes peuvent être estimées à. 6,000
Les chariots et voies de fer à rails de 50 millimètres sur 25 à. 2,000
Le hangar. 2,000
Frais totaux d’établissement. 10,000