128
PUBLICATION INDUSTRIELLE.
« En comptant donc pour 100 kilogrammes le transport sur 120 kilomètres 0(92
Le pressage. 1,05
Frais de transport au chemin de fer et autres. 0,60
Droit d’octroi. 1,10
Total approximatif des frais pour 100 kilogrammes de foin. 3,67
ou 36f,70 pour 1,000 kilogrammes, cela fera revenir cette denrée à 8G J ,7ou 96 f ,70àParis , où elle se vend 110 à 120 francs.
« On voit donc que, dans certains cas, il pourrait y avoir bénéfice à expédier danscette dernière ville des foins pressés venus d’une assez grande distance.
« A la facilité et à l’économie des transports s’ajoutent d’autres avantages impor-tants qu’il est utile de signaler. Le foin comprimé ne se charge pas de poussière etconserve sa graine ; exposé à la pluie, il ne se mouille qu’à l’extérieur, et par con-séquent se sèche facilement. La grande densité qu’il acquiert le rend moins com-bustible, et l’on pourrait au moins essayer d’arrêter les progrès d’un incendie dansles magasins aux fourrages, ce que l’on ne songe pas à tenter aujourd’hui. On lecoupe facilement avec de grands couteaux à main pour le diviser et le donner auxchevaux. De plus, la réduction de son volume à 1/7 de celui qu’il occupe dans lesmagasins aurait pour conséquence de faciliter beaucoup la formation des approvi-sionnements des armées aussi bien que ceux des particuliers, puisqu’il suffirait de6 à 6 mètres cubes de capacité pour contenir la ration d’un cheval pendant uneannée, au lieu de 40 à 50 qu’il faut aujourd’hui. Sous ce dernier rapport, souscelui de la facilité de la distribution aux troupes et surtout pour reconnaître si l’onne pourrait pas avec avantage presser des foins verts, il serait à désirer que l’ad-ministration de la guerre établît pour des essais suivis un atelier de pressage dansles magasins de la place de Paris .
« En résumé, les résultats obtenus par la construction des nouvelles presses àfourrage, outre l’immense économie qu’ils produiront dans les transports et la fa-cilité qu’ils donneront pour utiliser les foins indigènes et approvisionner notre ca-valerie en Afrique , peuvent offrir des avantages notables : à l’intérieur, à l’admi-nistration et à l’agriculture; à l’extérieur, à notre navigation maritime. J’espèreque ces dernières considérations me serviront d’excuse auprès de l’Académie pourêtre entré trop longuement peut-être dans les détails de cette communication. »
On voit, d’après ce qui précède que nous devons être étonnés qu’en1845 on ait été faire faire, en Angleterre, des presses hydrauliques propresà comprimer le foin, lorsque chez nous il en a été construit 15 années aupara-vant, lorsque ces machines étaient connues, lorsqu’enfin ce sont des appa-reils que tous nos constructeurs peuvent faire bien et à bon marché.
DESCRIPTION DE LA PRESSE DE M. PIHET ,
REPRÉSENTÉE PLANCHE 10.
La disposition de cette presse a beaucoup d’analogie avec les presses hy-drauliques verticales ordinaires. Cependant on a dû, pour l’approprier auservice auquel on la destinait, y apporter plusieurs modifications essen-tielles, et comme jusqu’ici nous n’avons encore rien publié de semblable,