PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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nous croyons devoir entrer dans des détails que certains de nos souscrip-teurs pourraient désirer connaître.
Nous avons représenté, sur la fig. 1 T ' du dessin planche 10, une élévationlatérale du corps de presse, de ses sommiers et de la caisse qui contient lefoin à comprimer.—La fig. 2 e est une coupe transversale faite par le milieude la largeur du corps de presse et de son piston. — Les fîg. 3 et 4 sontdeux projections verticales du chariot qui amène le foin à l’appareil. — La11g. 5 est un plan général de la presse et des pompes d’injection quiservent à l’alimenter. — Enfin la fig. 6 est une coupe longitudinale par lemilieu de la bâche qui contient l’eau d’alimentation et supporte les deuxpompes d’injection.
Du corps de presse et de son piston. — Dans une presse hydrau-lique , on sait que les deux pièces les plus importantes sont le corps ou lecylindre même de la presse, et le piston qui y est ajusté. Ces pièces doiventêtre d’une très-forte dimension pour résister aux charges énormes qu’onleur fait subir (1). Dans l’appareil de M. Pihet, le cylindre A, qui est ver-tical, est fondu avec le sommier inférieur B qui sert à porter la charge, etpar suite toute la machine. Ce sommier repose, à cet effet, sur deux fortespièces de charpente C, et deux autres C' plus étroites, mais de même hau-teur, qui relient les premières ; ces pièces sont entièrement enclavées dansle sol. Le cylindre est complètement fermé par le bas, où il n’a pas moinsde 0™ 135 d’épaisseur, et il est ouvert à sa partie supérieure, qui estalésée, pour recevoir le piston D. Une gorge annulaire est pratiquée versle milieu de cette partie, afin d’y renfermer le cuir embouti a, qui, commeon le sait, est indispensable pour éviter les fuites pendant le service del’appareil.
La confection de ce cuir n’est peut-être pas sans intérêt pour plusieursde nos lecteurs ; nous sommes bien aise d’en dire quelques mots : on dé-coupe une large rondelle dans une peau bien saine et épaisse, suivant lediamètre voulu par le développement qu’il doit prendre, après qu’il estreplié sur lui-même. On fait tremper cette rondelle dans l’eau pendantplusieurs heures et même pendant une journée entière pour qu’elledevienne très-souple et susceptible de se recourber aisément. On fait alorsusage des mandrins que l’on voit en coupe verticale fig. 7, et qui peuventêtre en cuivre ou en fer ; le plus souvent, par économie, on les fait sim-plement en bois. Posant la rondelle sur un bloc dur, qui est solidaire avecune bague circulaire b , on place au-dessus le mandrin c, qui est préalable-ment arrondi vers le bord, et qui a exactement le diamètre du piston D ; àson centre est un goujon qui pénètre dans le cuir pour l’empêcher deglisser ; on presse alors sur ce mandrin à l’aide d’un plateau d sur lequelon fait descendre une vis ou tout autre appareil de pression, puis onvient de nouveau poser une seconde bague e plus grande que la précé-
(1) Nous avons donné dans îe tome ne, au sujet de la presse horizontale chauffée à la vapeur, laformule anglaise adoptée pour déterminer l’épaisseur à donner aux cylindres de presse.
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