PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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dente et d’un diamètre correspondant à celui de la gorge pratiquée dansle corps de presse ; en appuyant fortement sur cette bague, on la faitégalement descendre jusqu’à ce qu’elle prenne la position indiquée sur ledessin, fig. 7. Après avoir laissé ces pièces pendant quelque temps danscette position, pendant un jour s’il est possible, on les retire et on découpela partie centrale et les bords extérieurs de la rondelle, de manière qu’ellen’ait plus que la forme d’une double bague représentée fig. 8, et qui esttrès-convenable, parce que l’eau qui tend à s’infiltrer dans la partie vide ide cette double bague tend constamment à faire appliquer ses bordsamincis, soit contre la surface du piston, soit contre la surface de la gorgedu cylindre ; il en résulte que plus la pression de l’eau dans le corps de presseest considérable, plus elle se fait sentir entre les deux parties de la doublebague, plus elle tend aies écarter, et par conséquent à fermer le joint mo-bile du piston (1).
Le piston est aussi un cylindre en fonte creux, qui est tourné avec soinsur toute sa surface extérieure, et qui est relié au plateau presseur E, parun tampon en bois /; on a eu soin de le remplir d’eau afin de maintenir cetampon constamment humide , et par suite dans un état de gonflement quifait qu’il est toujours très-solidement retenu au piston, sans autre moyende réunion. Un trou est pratiqué dans la tête du tampon pour y passer unegoupille qui servirait à le relier au plateau presseur si on le jugeait néces-saire ; mais il paraît qu’on ne s’en est pas servi, le bois est toujours suffi-samment gonflé, dans toute son étendue, pour que les deux pièces nepuissent se désunir. Ce trou pourrait, au reste, servir à retirer le tampondu piston , dans le cas où on voudrait le remplacer.
Des sommiers , des tirants et des plateaux presseurs. — Nous ve-nons de voir que le sommier inférieur B est fondu avec le corps de lapresse, et sert de base à toute la machine. A ses quatre angles, il est percéd’autant d’ouvertures pour recevoir les quatre montants en fer laminé F,qui le traversent dans toute son épaisseur, et y sont retenus au-dessous parde fortes clavettes g; ces tirants s’élèvent jusqu’à la partie supérieure de lapresse, pour traverser de même le sommier supérieur G, au-dessus du-quel ils sont tenus de la même manière. De fortes embases en fer h sontsoudées avec soin sur ces montants, à égale distance, pour maintenirexactement l’écartement des deux sommiers, et les rendre comme soli-daires , de manière à résister à toute la pression qu’on veut faire subir auxmatières qui doivent se loger entre eux.
M. Frœhlich, ingénieur très-capable et d’une pratique éprouvée (2), nous
(O On sait que c’est à Bramah que l'on doit ce genre de rondelle pour la fermeture du joint mo-bile des presses hydrauliques dites presses Pascal; et que, sans cette disposition, ces presses seraientloin de rendre les services immenses qu’elles donnent tous les jours, parce qu’il serait impossible deles faire agir à des pressions élevées comme celles dont on voit tant d’exemples.
(2) M. Frœhlich est employé comme ingénieur dans la maison Pihet depuis une vingtaine d’années;il y a rendu de grands services par son habileté, son zèle et ses capacités.