PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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d’injection marchant par moteur, avec une disposition bien simple et fortingénieuse, pour que le travail des pistons soit interrompu de lui-même,sans qu’on s’en occupe, et pour maintenir le degré de pression maximumpendant tout le temps qu’on juge nécessaire.
Jusqu’ici la presse hydraulique que nous venons de décrire est un appa-reil qui peut s’appliquer à une foule d’industries, soit pour comprimer desgraines oléagineuses, de la pulpe de betterave, ou d’autres substances,soit pour satiner ou presser des papiers, des cartons, des balles de coton ,des bottes de foin, etc. Il suffit, dans chacune de ces fabrications diverses,de modifier la construction des parties qui servent à contenir ou à séparerles matières que l’on veut soumettre à l’action énergique de la presse. Ainsi,ce sont des claies en osier ou autres que l’on place entre les étendelles quirenferment la betterave, ou les graines à écraser, ce sont des disques ouplateaux en fer, pour le lustrage des étoffes, pour l’extraction de l’acideoléique, ce sont des feuilles de carton lisse, puis des planches, pour le sa-tinage des papiers ou autres ; ce sont, enfin, des caisses pour recevoir lesbottes de foin dont on peut former des balles très-compactes et très-dures.
De la caisse a foin et de son chariot. — Dans les appareils queM. Pihet a construits pour la marine, on a adopté un système de chariotmobile à quatre roues sur lequel se porte la caisse qui doit renfermer le foinpressé. Cette caisse, qui a la forme d’un parallélipipède rectangle, se com-pose d’un fond en bois U, garni de pattes en fer en dessous, de deux grandscôtés L r/ assemblés à charnière avec la base, de manière à pouvoir se ra-battre tous deux sur le prolongement de celle-ci et de deux autres côtés U 2 ,plus courts que les précédents. Ces panneaux sont en planches de bois durde 32 millimètres d’épaisseur (1), consolidées par des brides en fer a' qui ysont retenues par des vis et placées à des distances assez rapprochées ; lesdeux plus grands sont liés aux plus petits par les boulons à clavettes b’ quel’on peut enlever lorsqu’on veut ouvrir la caisse ; chacune de ces clavettesreste suspendue par des petites chaînettes aux crochets c' lorsqu’elles nesont pas dans les entailles des boulons.
Avant que cette caisse ne soit amenée sur le plateau de la presse, on laremplit entièrement de bottes de foin, dont on a retiré préalablement lesliens, et que l’on comprime le plus possible, en y faisant piétiner un oudeux hommes, chargés de ranger ces bottes dans l’intérieur. Cette opéra-tion se fait sur le chariot même près de l’appareil.
Le chariot est simplement composé de plusieurs madriers en bois V ( fig.3 et k ) formant châssis, relié par des boulons, et au-dessous duquel sontboulonnées des chaises en fer forgé X, destinées à recevoir les essieux desroues en fonte Y. Des petits rouleaux d 'sont rapportés au-dessus du cha-riot, et mobiles dans des supports en fer f, pour faciliter le placement ou le
(0 11 semblerait peut-être, au premier abord, que ces panneaux devraient être beaucoup plusépais, mais il est à remarquer que la pression latérale n’est pas très-grande, comparativement à cellequi a lieu verticalement, le foin ne s’allonge pas.