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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
déplacement de la caisse, que l’on doit faire glisser sur le plateau de lapresse. On peut aisément promener le chariot par le limon Z qui est attachéà une cheville ouvrière verticale, mobile dans la double chaise en fer g', aumoyen de laquelle on peut lui faire prendre toutes les positions désirables.
Comme nous l’avons vu, une botte de foin pèse habituellement 4, 5 kil.,or par les dimensions données à la caisse, on en peut faire contenir 16 à17 bottes, que l’on comprime comme nous venons de le dire ; puis à l’aidedu chariot on amène cette caisse ainsi chargée près de la machine, et onla fait glisser sur le plateau inférieur E. On fait alors fonctionner les pompesd’injection pour commencer la pressée, le piston monte en soulevant aveclui le plateau inférieur et la caisse, pendant que le plateau supérieur restefixe. A mesure que la compression a lieu, la résistance augmente, la vitessedes pompes se ralentit, on augmente le nombre de bras, puis on ne metplus en jeu que l’un des pistons, le plus grand, et enfin le plus petit, quel’on continue à faire marcher jusqu’à ce que l’eau s’échappe par l’orificede la soupape de sûreté. On arrête alors, en restant quelque temps enpression, et en serrant les cordes que l’on a eu le soin préalablement demettre au fond de la caisse pour en sortir les bouts vers le haut, et lespasser dans les cannelures demi-circulaires o (fig. 1), qui ont été à ceteffet pratiquées sur la surface inférieure du couvercle. On a ainsi forméun tourteau qui est à peine le 1/3 du volume de la caisse; on ouvre ensuiteles deux panneaux U', pour permettre d’enlever ce tourteau que l’on faitrouler sur un chariot placé d’un côté de la presse, pendant qu’on en ap-proche un second, du côté opposé, et qui est porteur d’une caisse sem-blable et chargée de même. On comprend que de cette manière on laissepeu d’interruption dans la manœuvre. Avec une certaine habitude et del’ordre, comme il faut en avoir dans le service militaire, on arrive à opérerassez rapidement.
Lorsque trois tourteaux semblables sont préparés et cordelés, on lesréunit au moyen de fers feuillards pour les relier fortement, puis on lespasse ensemble à nouveau sous la presse, afin que la balle que l’on veutcomposer prenne bien la forme du prisme carré et ait exactement lesdimensions voulues.
Le prix d’une telle presse, avec son chariot, ses pompes d’injection etsa caisse toute ferrée, n’est pas revenu à plus de 4000 francs.
Caisse dem. Chapelle. — La disposition imaginée par ce constructeurpour contenir le foin à comprimer n’est pas la même que celle que l’onvient de voir; nous l’avons représentée en élévations de face et de côtésur les figures 10 et 11. Elle consiste en une caisse fixe C' placée entre lesjumelles et dont les sommiers de la presse forment les fonds, et pouvants’ouvrir par sa partie supérieure, au moyen de portes ou volets Y' qui per-mettent de retirer les balles de foin à mesure qu’elles sont faites. La hau-teur totale de cette caisse est de l m 87, celle de la partie inférieure, qui nepeut s’ouvrir, est de 0” 635; au-dessus est une première porte qui a de