PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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hauteur 0 ra 480, et surmontée d’une seconde porte de mêmes dimensions.Les deux côtés opposés les plus larges de la caisse sont semblables, à l’ex-ception que l’un d’eux, celui de derrière, n’est muni que de la porte laplus élevée. M. Chapelle a conçu un moyen d’ouvrir et de fermer ces portesd’une manière fort simple et en même temps très-solide. Composées cha-cune de madriers réunis par des ferrures et assemblées par de fortes char-nières sur le côté latéral de la caisse, elles portent deux espèces de fortsloquets h', prolongés pour servir de poignées, par lesquelles on peut lestirer, lorsqu’on soulève les crochets i' que l’on prend également à la main.
Par ce système, on charge la caisse de foin en l’empilant le plus pos-sible, jusqu’à ce qu’elle soit complètement pleine, puis on fait monter lepiston de la presse ; son plateau, qui n’est autre que le fond de la caisse,se soulève et comprime le foin dans la partie supérieure. Lorsqu’on estarrivé au degré de pression, c’est-à-dire lorsque le plateau est parvenu àla hauteur des portes, on arrête, et, avant d’ouvrir celles-ci, on passe lescordes qui doivent serrer la balle dans les entailles o' qui sont, commeprécédemment, pratiquées dans le sommier supérieur.
La disposition imaginée par M. Chapelle est d’autant plus avantageusequ’elle permet de former des balles de 80 à 85 kilog., poids très-conve-nable pour charger à dos de mulet, dans toutes les localités qui ne possèdentpas de grandes routes, comme dans une grande partie de l’Algérie , tandisque les grandes balles de 300 à 400 kil., ne peuvent être transportées sansdifficulté.
Caisse de m. Faivre. — Comme nous l’avons dit en commençant, l’ap-pareil construit par M. Faivre présente cette particularité que le corps depresse est renversé (fig. 12). 11 se trouve au-dessus, au lieu d’être en bas,comme dans la plupart des presses ordinaires. Le plateau supérieur H' estalors mobile , il descend avec le piston guidé entre les deux jumelles enfonte F, qui forment deux côtés de la caisse. Le fond de celle-ci n’est autreque le plateau ou sommier inférieur E' qui est fixe, relié d’ailleurs ausommier supérieur ou au corps de presse, par des tirants ou brides en ferméplat E' ; les deux autres côtés de cette caisse, qui n’existe réellementque sur une hauteur de 2 m 80, sont des panneaux en bois consolidés par despattes en fer; une porte en fonte F faisant charnière par le haut, et quel’on peut ouvrir ou fermer à volonté, au moyen de la poignée à manivelle K/,permet de retirer les balles lorsqu’elles sont achevées. Des entailles o' sontpratiquées sur la surface des deux plateaux H / et E' pour y passer lescordes ou les brides en fer qui servent à relier les balles.
M. Faivre nous a dit qu’avec cette presse et deux hommes on pouvaitfacilement faire trente balles du poids de 150 kilog. par journée de 10 heures.Le diamètre du piston de la presse estde 20 centim., celui de l’un des pis-tons d’injection est de 26 millim. et celui de l’autre est de 80 millim.