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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
leur ensemble, leur solidité, et dans leur prix de revient. Ainsi, une pressede MM, Cowper et Applegath revenait, à l’acquéreur français , au prixénorme de 25.000 fr. ; en 1830, M. Thonnelier était déjà parvenu à pouvoiren livrer au prix de 18,000 fr. MM. Gaveaux, Tissier, et beaucoup d’autresconstructeurs, s’occupèrent aussi de la fabrication de ces presses et y ap-portèrent leur part de perfectionnements.
Nous avons représenté, sur la pl. 12, fig. 1 et suivantes, le dessin à unegrande échelle de l’appareil de Cowper et Applegath, construit et perfec-tionné par MM. Tissier et comp.; nous l’examinerons plus loin avec détails.
En 1821, le 3 septembre, M. Selligue, de Genève , dont le nom estbien connu dans l’imprimerie , prit un brevet pour une presse à mouvementcontinu propre à imprimer des deux cotés , et mue par une machine à va-peur (1).
Cette presse est disposée de la môme manière que celle d’Applegath etaccomplit tout à fait le même travail, mais la disposition des cordons quiguident la feuille dans sa marche est toute différente. Cette dernière estobtenue par une suite de poulies verticales et horizontales ajustées follessur des bouts d’axes en fer, ce qui évite l’emploi des cylindres de marge ouboules à marger.
Une disposition de presse, qui a obtenu un beau succès en Angleterre,est celle qui a fait le sujet d’un brevet d’invention de dix ans, pris enFrance , le 12 juillet 1822, par M. Taylor, de Londres . Elle a pour titre :Machine propre à imprimer un seul côté ou les deux à la fois d'une feuille dejournal ou d’ouvrage de librairie (2).
Nous avons représenté un tracé général de cet appareil, fig. 9, pl. 12. Onvoit qu’il consiste en deux châssis mobiles F FC suivant une marche recti-ligne alternative pour venir présenter successivement le recto et le verso auxdeux cxjlindres imprimants BB'; le papier, placé sur les cordons x , s’en-gage entre les deux rouleaux B' et E, et reçoit l’impression d’un côté ; il con-tinue sa marche dans le môme sens et passe sans toucher sous le rouleau B,au moyen de deux parties planes parallèles ménagées sur son contour, pouraller s’enrouler sur le cylindre O, où il se retourne et revient s’imprimer del’autre côté sous le rouleau B qui, alors, présente ses faces circulaires iden-tiques au premier BG L’encrage mécanique présente quelque analogie aveccelui de M. Burks, en ce que les rouleaux sont placés les uns au-dessousdes autres, mais il est plus régulier et le broyage en est plus parfait.
M. James Smith obtint, le 6 août 1821, un brevet d’importation pourune presse mécanique propre à l’imprimerie (4), dont le caractère distinctifest l’emploi à l’intérieur des cylindres imprimants , d’un mécanisme pou-vant pincer, à des intervalles voulus, les feuilles de papier et leur faire
(1) Brevets expirés , tome xxn, page 139.
(2) Brevets expirés, tome xxiv, page 155.
(3) Brevets expirés , tome xxviii, page 70.
(4) Brevets expires, tome xxxix, page 157.