PUBLICATION INDUSTRIELLE.
159
qu’à chaque extrémité de la course, le pignon accomplit une demi-rotationsans faire mouvoir le châssis. Les constructeurs sont arrivés à ce résultaten calculant le développement complet que doit effectuer le pignon pourfaire aller et revenir le châssis, dans un rapport de 1 à 4 avec le dévelop-pement simple de ce même pignon. Ce qui revient à dire que, pour quatretours de l’arbre moteur, le châssis accomplit une allée et une venue juste-ment pendant le même temps que les cylindres imprimants accomplissentun mouvement de rotation autour de leur axe.
D’après ces observations on reconnaît qu’il faut que le développementcomplet ait une longueur de
478 mil x 4 = l m 912
ce qui existe en effet puisque la longueur de la crémaillère est de717 mil , etque le développement de la demi-circonférence à chaque bout de celle-ciest de 239 mil , ce qui donne
717 X 2 + 239 X 2 = l m ,912
Cette vitesse de 32 tours par minute est celle maximum qu’on obtientordinairement lorsque la presse est mue à bras d’homme. L’application dumoteur inanimé et continu donne évidemment des résultats beaucoup plusconsidérables:
Le poids d’une telle machine toute montée, et prête à fonctionner, estd’environ 3000 kilog.
Prise à l’atelier des constructeurs, elle revient à 8, 9 ou 10 mille francs,suivant la largeur des tables, ou le format des feuilles à imprimer.
DESCRIPTION DE LA MACHINE A IMPRIMER, PAR M. DUTARTRE,REPRÉSENTÉE PLANCHE 13.
Cette machine est destinée principalement à imprimer les ouvrages deluxe ou à vignettes; pour cette raison elle n’imprime que d’un seul côtéou en blanc, afin d’avoir un registre parfaitement régulier. Munie à ses deuxextrémités d’un système d’encrage (1), elle peut opérer, généralement etrelativement aux machines à deux cylindres, avec une grande vitesse quiatteint quelquefois celle que l’on obtient avec les machines ordinaires quiimpriment des deux côtés.
La machine à imprimer que nous décrivons sort des ateliers de M. Du-tartre qui s’est fait une si belle réputation dans cette spécialité ; elle fonc-tionne continuellement chez notre imprimeur, M. Fournier (2), qui nous a
(') Ce système d’encrage, qui est établi comme aux autres machines, a l’avantage d’être doublé etcroisé (c’est-à-dire qu’il y a un cylindre à encre et des rouleaux loucheurs de chaque côté du cylindreimprimant). C'est la première machine à un seul cylindre qui ait présenté l’avantage d’une doublepuissance de touche, avantage très-appréciable pour le tirage des vignettes.
(2) M. Claye, à l’aimable obligeance de qui nous sommes redevable de renseignements intéressants,est maintenant à la tête de cet établissement,