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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
obligeamment autorisé à la relever dans tous ses détails, en nous faisantpart des beaux résultats qu’il en avait obtenus.
Ainsi que nous l’avons fait remarquer dans la notice qui précède, M. nu-tartre se fit breveter le 9 août 1837, pour une nouvelle presse typogra-phique présentant comme avantages principaux d’éviter le soulèvement descylindres lorsqu’on veut imprimer la feuille des deux côtés et par consé-quent les chocs qu’ils produisent; d’éviter l’emploi des brosses circulairespour guider le papier dans sa marche et d’opérer enfin l’impression desdeux côtés de cette feuille en supprimant les deux rouleaux supérieurs oude registre qui retardent considérablement la marche des feuilles. Amenépar la construction des presses à l’amélioration de ces appareils, il priten août 1842, un deuxième brevet pour de nouveaux moyens et procédésapplicables aux presses typographiques, dont la plupart ont été appliquésdans les presses qu’il construit depuis cette époque.
Nous suivrons pour examiner cette machine la même marche que pourla précédente, en commençant par le départ de la feuille jusqu’à sa sortie.
La fig. l re représente une élévation longitudinale de la presse prête àfonctionner. La fig. 2 a en est le plan vu en dessus. La fig. 3 e la coupe ver-ticale suivant la ligne 1-2; et la fig. 4’ la coupe transversale par l’axe ducylindre foulant, suivant la ligne 3-4.
De la prise de feuille. — Nous avons vu dans la machine précédenteque la prise de feuille s’effectuait au moyen d’une table inclinée recevantles feuilles, et d’un rouleau qui les prenait alternativement une à une. Dansla presse de M. Dutartre cette opération est effectuée d’une autre manière,c’est-à-dire au moyen d’un châssis horizontal animé d’un mouvement deva-et-vient. Ce châssis ou table à marger se compose d’une plaque a, enmétal poli, qui porte latéralement deux saillies dressées glissant sur deuxrègles en fonte B, faisant partie du cadre C. Le dessous des saillies est dentécomme une crémaillère et repose sur deux pignons qui maintiennent larégularité et le parallélisme du mouvement.
Lorsqu’on imprime le premier côté de la feuille, l’ouvrier margeur chargédu soin de les préparer, les pose sur la table a, en ayant soin de les fairetoucher de chaque côté contre des petites équerres en fer b, servant de re-pères et se réglant à volonté à l’aide de vis; voici comment cette opérationa lieu : sur le milieu du blanchet tendu, comme on sait, sur le cylindre depression on fixe deux pointures, qui, lors du passage de la feuille traversentcelle-ci et la marquent d’une manière ineffaçable. Ce sont ces trous, formésordinairement entre deux marges qui servent à l’ouvrier pour le placementde la feuille en retiration : il les introduit à cet effet dans deux autres poin-tures mobiles c placées sur la table à marger, et comme ces dernières ainsique les cylindres sont réglés pour tomber au même point que les pointuresdu cylindre imprimant, on comprend que l’on obtient une régularité deregistre on peut dire parfaite. Il est sans doute inutile de faire observer queles pointures du cylindre ont été retirées préalablement puisqu’elles ne sont