PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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« D’abord le mode de chauffage des cellules au moyen de l’air chaud ne seraitpraticable que pour une ventilation de 10 mètres cubes d’air au moins par celluleet par heure, parce que, pour une plus faible ventilation, l’air devrait être porté àune trop haute température.
« L’écoulement de l’air chaud dans les cellules par un canal construit sous leplancher et s’ouvrant près de la fenêtre, aurait l’inconvénient de trop refroidir l’airchaud.
« Le canal établi sous les balcons pour loger les tuyaux d’eau chaude transmet-trait trop de chaleur au corridor.
« Le refroidissement de l’eau dans les tuyaux de circulation, bien que peu con-sidérable , produirait une inégalité de température dans les cellules d’un mêmeétage.
« Enfin des dispositions nécessaires à la ventilation n’ont été prises que pour lesbâtiments qui renferment les cellules et la rotonde.
« Mais tous ces défauts peuvent être corrigés par quelques modifications ou addi-tions qui ne changent rien aux dispositions générales du projet.
« L’inconvénient de porter l’air à une trop haute température pour le chauffagedes cellules, dans le cas d’une faible ventilation, peut être évité en établissant unecirculation d’air entre chaque cellule et une partie limitée du canal dans lequel setrouvent les tuyaux de circulation.
« Cette disposition ferait même disparaître en grande partie l’inconvénient durefroidissement de l’air sous le parquet, qu’on éviterait d’ailleurs en mettant l’ori-fice de sortie plus près de la porte.
« La transmission de la chaleur à travers les parois du canal construit sous lesbalcons peut être interceptée par une double enveloppe.
« L’effet du refroidissement de l’eau dans les tuyaux peut être compensé par unaccroissemeut progressif du diamètre de ces tuyaux, ou par deux circulations ensens contraire.
« Enfin il est facile d’ajouter au projet les dispositions qu’exige la ventilation despièces de l’administration qui en ont besoin.
« Nous ajouterons que, dans le projet de M. Grouvelle, on pourrait placer dans lecanal qui amène l’air à la cheminée d’appel, un appareil qui ferait mouvoir uneaiguille indiquant sur un cadran la vitesse du courant d’air appelé, et qui serviraità la fois de guide au chauffeur, et de contrôle permanent de la ventilation.
CONCLUSIONS.
« La commission propose l’adoption du projet de M. Grouvelle, parce que seul,avec des modifications qui ne changent rien aux dispositions générales, il permetd’obtenir un chauffage régulier, une ventilation constante et une vérification facilede la ventilation.
Signé : Péclet, F. Le Blanc, Boussingault.