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Tome cinquième.
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184
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

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RÉPONSE AUX OBSERVATIONS PRÉSENTÉES PAR DEUX MEMBRES DE LA COM-MISSION SUR LES PROJETS DE M. DUVOIR ET DE M. GROUVELLE.

« Nous croyons devoir rappeler dabord les dispositions principales des projetsde M. Grouvelle et de M. Duvoir.

« Système de M. Grouvelle Dans le système de M. Grouvelle, les cellulessont chauffées et ventilées séparément, par de lair qui sest échauffé en parcourantdes gaines placées sous les balcons qui contiennent des tuyaux à eau chaude. Tousles circuits partiels à eau chaude sont isolés et chauffés par la vapeur fournie parun générateur, ou par deux dans les jours les plus froids de lhiver. Lair des cel-lules sécoule par de petites cheminées qui sélèvent jusquaux combles, ellessouvrent dans de grands canaux qui descendent à lextrémité des bâtiments etviennent aboutir à une grande cheminée dappel central.

« Système de M. Duvoir. Dans les trois projets de M. Duvoir, lair est échauffépar des poêles à eau chaude placés dans des canaux creusés au-dessous du sol dechaque bâtiment. Les cellules du premier et du deuxième étage sont chauffées parla circulation de lair du corridor ; celles du rez-de-chaussée sont chauffées, en outre,par des courants dair chaud provenant directement des poêles, et la ventilationdes couloirs et des cellules du rez-de-chaussée a lieu par les cendriers des four-neaux.

« Dans le premier projet, la ventilation des cellules du premier et du deuxièmeétage est produite par le tirage des cheminées des fourneaux à une petite distancede leurs sommets.

« Dans le deuxième, elle seffectue par des cheminées renfermant des poêles àeau chaude, que leau parcourt avant de traverser les poêles inférieurs; enfin, dansle troisième projet, les poêles à eau chaude sont chauffés , ou par des foyers inté-rieurs, ou par des lampes à huile, ou par des becs de gaz.

Observations relatives au projet de M. Grouvelle.

« 1° Le mode de transmission de la chaleur par la vapeur, du moins dans lecas dont il s'agit, est moins avantageux que le chauffage direct de leau par cir-culation.

« En théorie, rien nest plus simple quun chauffage à eau chaude par une circu-lation continue; mais, en réalité, quand les circuits doivent avoir une grandeétendue et une grande hauteur , ce mode de chauffage a de graves inconvénients ,parce quil est impossible de se mettre à labri des fuites, et que les fuites pouvantavoir lieu la nuit comme le jour, et sous des pressions considérables, la grandemasse deau en circulation peut occasionner une véritable inondation deau chaude.Un accident de cette nature, et qui justifie ces considérations, a déjà eu lieu àLondres au marché aux fleurs de Covent-Garden : M. Darcet en a été témoin.

« Dailleurs les fuites deau, quelque faibles quelles soient, sous linfluence duneforte pression, sont incomparablement plus difficiles à arrêter que des fuites devapeur. Ces appareils exigent donc une grande surveillance: cette surveillance estdifficile à exercer, quand une partie du circuit est logée sous les planchers ou dansles épaisseurs des murs.