PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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« Quand la transmission de la chaleur a lieu par l’intermédiaire de la vapeur, tousles réservoirs d’eau étant isolés, et chacun d’eux ne supportant que la pression dueau poids de l’eau qu’il renferme, les vases peuvent être rendus parfaitementétanches, et rester tels indéfiniment : on n’a alors à redouter que des fuites devapeur par les tuyaux de conduite.
« Ces tuyaux, étant d’un petit diamètre, peuvent être montés à vis et les chancesde fuite disparaissent; d’ailleurs ces fuites ne pourraient avoir lieu que le jour;elles sont sans importance par elles-mêmes, et elles pourraient être arrêtées immé-diatement par la fermeture du robinet de distribution.
« 2° Les surfaces de condensation de la vapeur sont insuffisantes.
« Nous pensons que les dimensions du condenseur, fixées par M. Grouvelle, sontsuffisantes. 11 résulte des expériences faites dans les chaudières de dessiccation dejus de betterave, appareils qui se trouvent dans des conditions plus défavorablesque ceux de M. Grouvelle, que la quantité de vapeur condensée par mètre carré desurface, par heure et pour une différence de température de 1°, est de 3 kilog. ,et que dans les chaudières de cuite chauffées par un serpentin de 3 centimètres dediamètre, la quantité de vapeur condensée, dans les mêmes circonstances, s’élève à8 kilogrammes. Si l’on admet donc, avec M. Grouvelle, une différence de tempéra-ture de 20° entre la vapeur et l’eau, la quantité de chaleur transmise serait de33,000 unités, ce qui correspondrait à 500 unités par cellule, quantité de chaleurbien supérieure à la perte ; et si, comme nous le proposerions, le vase de condensa-tion était remplacé par un serpentin de même surface, la quantité de chaleur trans-mise serait de 88,000 unités ou de 1,300 unités par cellule. Ces chiffres suffisentpour démontrer qu’on aurait une grande latitude pour augmenter le volume d’airde ventilation, sans changer les dimensions de l’appareil de M. Grouvelle.
« La nécessité d’augmenter les dimensions de la surface de condensation eût-elled’ailleurs été démontrée, nous ne verrions dans une semblable modification aucuneatteinte sérieuse portée à l’ensemble du projet. »
« 3« Dans la transmission de la chaleur par la vapeur il se produira un vide; partiel, et les joints pourront laisser rentrer de l’air qui diminuera la conden-sation et rendra le chauffage difficile à régler.
« Il est impossible que la commisssion trouve une difficulté sérieuse dans la con-struction d’un seul joint de O" 1 ,30 de diamètre, assujetti à garder un vide partiel,lorsqu’il s’agit d’une cloche libre à la partie supérieure.
« Cette difficulté est en effet très-bien surmontée dans les chaudières employéesdans les raffineries pour la cuite des sirops dans le vide, chaudières qui ont 2 mètresde diamètre.
<> D’ailleurs tous les condenseurs de machines à vapeur sont dans le même casque la cloche de M. Grouvelle.
“ Enfin, si on remplaçait cette cloche par un serpentin, l’appareil serait évidem-ment plus facile à rendre étanche, et deviendrait alors identique aux appareils quel’on emploie maintenant dans toutes les raffineries pour concentrer les sirops, etdont les ajustages ne présentent pas la moindre difficulté.
» Que le condensateur soit formé par une cloche ou par un serpentin, pour peuque la surface de condensation excède celle qui est nécessaire dans tous les jours