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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
les plus froids, on pourra toujours laisser le tuyau de retour d’eau ouvert ; alors ilne se produira jamais de vide dans l’appareil; la faculté condensante de la surfacese réglera d’elle-même par la quantité d’air qui restera dans le réservoir, et les phé-nomènes seront absolument les mêmes que dans le condenseur d’un alambic ordi-naire.
« Du reste, la direction du chauffage ne présentera aucune difficulté, car il suf-fira de déterminer par expérience l’ouverture du robinet qui convient pour lesdifférentes températures extérieures.
« 4° Le chauffage étant supprimé pendant la nuit, le décroissement de tem-pérature serait plus rapide , que si les tuyaux étaient en communication avecla chaudière.
« Cette proposition est évidente ; mais il faut remarquer que quand le chauffagede l’eau a lieu par la circulation de l’eau revenant à la chaudière, la masse totalede l’eau est toujours très-grande, relativement à celle que contient la chaudière, etpar conséquent la suppression de la communication des tuyaux avec la chaudièren’aurait qu’une faible influence sur la vitesse du refroidissement de l’eau dans lestuyaux.
« Nous ajouterons, en outre, que dans les circuits partiels de M. Grouvelle, lamasse d’eau en circulation est de 45 mètres cubes, tandis que celle de M. Devoirest de 35 mètres cubes pour la totalité des chaudières des caves et des poêles durez-de-chaussée.
« D’ailleurs la grande quantité de chaleur renfermée dans les murailles rendnécessairement le refroidissement nocturne très-lent; en effet, en supposant seu-lement 0 m ,15 d’épaisseur aux murailles intérieures, au plancher et au plafond, ontrouve 5 mètres 40 centimètres pour le volume des murailles de chaque cellule.
« Alors, pour que la température de chaque cellule s’abaissât de 5°, il faudraitqu’il sortît de la cellule 10,000 unités de chaleur.
« Or, en portant même à 400 unités la quantité de chaleur perdue, au maximum,par heure, tant par la muraille libre que par celle du corridor, ce qui dépasse debeaucoup la réalité, il faudrait vingt-cinq heures pour produire un abaissement detempérature de 5° ; et en ayant égard à la quantité de chaleur fournie par l’eauchaude contenue dans les tuyaux, on verra que l’abaissement de la température descellules, pendant la nuit, sera réellement très-faible.
« 5° Le mode de chauffage employé par M. Grouvelle ne serait même pas suf-fisant pour une ventilation de 10 mètres cubes par cellule et par heure.
« Nous avons dit, dans notre rapport, que nous pensions que le chauffage descellules pourrait s’effectuer avec une ventilation de 10 mètres cubes par heure etpar cellule, mais qu’il serait nécessaire, pour ne pas faire arriver l’air de ventilationà une température trop élevée, de chauffer en même temps l’air de la cellule par sacirculation autour d’une partie limitée du tuyau d’eau chaude, surtout pour réta-blir en peu de temps le régime perdu pendant la nuit.
« 6° Dans la disposition de M. Grouvelle on perd la force ascensionnelle del'air dans les cheminées partielles, et la chaleur de l'air a cause de son refroi-dissement dans les tuyaux de descente.
Dans les projets qui ont été présentés par les deux concurrents, il y a un refroi-