PUBLICATION INDUSTRIELLE
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d’après les plans, les explications qu’on lit dans ses mémoires, et la description quise trouve en tête du rapport (description qui a été lue à M. Duvoir et approuvée parlui), les poêles du rez-de-chaussée sont chauffés par l’eau qui sort des poêles supé-rieurs; par conséquent, ces derniers seront toujours à une température plus élevée,circonstance qui ne permet pas d’obtenir une ventilation régulière; car c’est précisé-ment en hiver, quand la température extérieure est la plus basse, que les poêlesd’appel doivent être le moins chauffés, et que ceux d’en bas doivent être à la tem-pérature la plus élevée.
« La mesure de la ventilation par l’observation de la température de l’eau, exige-rait de nombreuses expériences faites pour des températures extérieures très-diffé-rentes ; mais ce perfectionnement dans les dispositions du projet de M. Duvoirrendrait toujours impossible la direction des foyers, de manière à obtenir un chauf-fage et une ventilation uniformes; car, il ne faut pas perdre de vue que, pourchaque bâtiment, c’est le même foyer qui sert au chauffage et à la double ventila-tion par les cheminées des combles et par les cendriers. —De ces trois effets, deuxdoivent être constants, savoir : ceux de la ventilation, et le troisième, le chauffage,doit varier avec la température extérieure. Or, il nous paraît impossible que lechauffeur puisse régler la partie libre de la grille et la quantité de combustible àbrûler sur l’autre, de manière à produire à la fois la régularité du chauffage et cellede la ventilation.
« D’ailleurs, en supposant que cette conduite du foyer fût possible, le chauffeurdevrait se déplacer à chaque instant pour aller reconnaître si, dans les greniers dessix bâtiments isolés, les poêles sont à la température convenable.
« Enfin, la vérification de la ventilation n’exigerait pas moins des expériences oudes observations faites sur dix-huit cheminées, et cette complication rendrait réel-lement impossible le contrôle journalier des effets produits.
« En outre, dans le cas même où les poêles à eau chaude seraient chauffés parune cheminée spéciale, une cheminée d’appel unique, placée à côté des chaudières,devrait être préférée sous tous les rapports, parce qu’elle peut se construire à peude frais ; que le même appel peut y être produit avec beaucoup moins de combus-tible; que la ventilation peut y être réglée plus facilement et augmentée momenta-nément; que, n’exigeant jamais de réparations, la ventilation ne sera jamaisinterrompue; enfin, parce quelle permet une surveillance facile de la part de l’ad-ministration.
« 3° Dans le système de M. Duvoir , la température sera la même dans toutesles cellules, et la ventilation sera égale, parce que, la colonne d’air chaudpartant du sol, la force ascensionnelle sera la même dans toutes les petites che-minées.
« D’abord, dans le système de M. Duvoir, comme nous l’avons dit dans le rap-port, les phénomènes qui se produiraient dans les mouvements de l’air seraient sicompliqués, qu’il est impossible de prévoir quel serait l’accroissement de tempé-rature du corridor de bas en haut, et quelles seraient les différences de températuredes cellules et du corridor à la même hauteur.
« D’ailleurs, il ne faut pas oublier que la ventilation du corridor et des cellulesdu rez-de-chaussée, c’est-à-dire la moitié de la ventilation totale, s’effectue par lescendriers des fourneaux, appel qui, par sa nature même, variera avec la tempéra-ture extérieure, et il est facile de voir que les variations de l’appel changeront con-