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Tome cinquième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE

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daprès les plans, les explications quon lit dans ses mémoires, et la description quise trouve en tête du rapport (description qui a été lue à M. Duvoir et approuvée parlui), les poêles du rez-de-chaussée sont chauffés par leau qui sort des poêles supé-rieurs; par conséquent, ces derniers seront toujours à une température plus élevée,circonstance qui ne permet pas dobtenir une ventilation régulière; car cest précisé-ment en hiver, quand la température extérieure est la plus basse, que les poêlesdappel doivent être le moins chauffés, et que ceux den bas doivent être à la tem-pérature la plus élevée.

« La mesure de la ventilation par lobservation de la température de leau, exige-rait de nombreuses expériences faites pour des températures extérieures très-diffé-rentes ; mais ce perfectionnement dans les dispositions du projet de M. Duvoirrendrait toujours impossible la direction des foyers, de manière à obtenir un chauf-fage et une ventilation uniformes; car, il ne faut pas perdre de vue que, pourchaque bâtiment, cest le même foyer qui sert au chauffage et à la double ventila-tion par les cheminées des combles et par les cendriers.De ces trois effets, deuxdoivent être constants, savoir : ceux de la ventilation, et le troisième, le chauffage,doit varier avec la température extérieure. Or, il nous paraît impossible que lechauffeur puisse régler la partie libre de la grille et la quantité de combustible àbrûler sur lautre, de manière à produire à la fois la régularité du chauffage et cellede la ventilation.

« Dailleurs, en supposant que cette conduite du foyer fût possible, le chauffeurdevrait se déplacer à chaque instant pour aller reconnaître si, dans les greniers dessix bâtiments isolés, les poêles sont à la température convenable.

« Enfin, la vérification de la ventilation nexigerait pas moins des expériences oudes observations faites sur dix-huit cheminées, et cette complication rendrait réel-lement impossible le contrôle journalier des effets produits.

« En outre, dans le cas même les poêles à eau chaude seraient chauffés parune cheminée spéciale, une cheminée dappel unique, placée à côté des chaudières,devrait être préférée sous tous les rapports, parce quelle peut se construire à peude frais ; que le même appel peut y être produit avec beaucoup moins de combus-tible; que la ventilation peut y être réglée plus facilement et augmentée momenta-nément; que, nexigeant jamais de réparations, la ventilation ne sera jamaisinterrompue; enfin, parce quelle permet une surveillance facile de la part de lad-ministration.

« 3° Dans le système de M. Duvoir , la température sera la même dans toutesles cellules, et la ventilation sera égale, parce que, la colonne dair chaudpartant du sol, la force ascensionnelle sera la même dans toutes les petites che-minées.

« Dabord, dans le système de M. Duvoir, comme nous lavons dit dans le rap-port, les phénomènes qui se produiraient dans les mouvements de lair seraient sicompliqués, quil est impossible de prévoir quel serait laccroissement de tempé-rature du corridor de bas en haut, et quelles seraient les différences de températuredes cellules et du corridor à la même hauteur.

« Dailleurs, il ne faut pas oublier que la ventilation du corridor et des cellulesdu rez-de-chaussée, cest-à-dire la moitié de la ventilation totale, seffectue par lescendriers des fourneaux, appel qui, par sa nature même, variera avec la tempéra-ture extérieure, et il est facile de voir que les variations de lappel changeront con-