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Tome cinquième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

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stamment la distribution de la chaleur dans le corridor, et, par suite, la tempéra-ture dans les cellules des différents étages.

« Ainsi il est impossible de prévoir davance dans quelles limites varieront lestempératures des cellules, et les volumes dair qui les traverseront.

« Dans le système de M. Grouvelle, au contraire, on obtiendra une répartitionuniforme de la chaleur, parce que chaque cellule est chauffée directement: danstoutes les cellules dun même bâtiment la ventilation sera la même, parce que lin-fluence des petites cheminées est très-faible relativement à celle de la cheminéecentrale ; le foyer de chauffage, ainsi que le foyer dappel, étant distincts, ces deuxeffets pourront être réglés ; enfin, comme le chauffage et lappel sont produitschacun par un seul foyer, on pourra facilement obtenir luniformité de températureet de ventilation dans tous les corps de bâtiment.

« 4° Tout en reconnaissant que M. Duvoir sest trompé dans Vestimation de ladépense quexige la ventilation , on ne doit pas attacher dimportance à lerreurquil a commise.

« Notre opinion est très-différente. Lorsquun constructeur se vante si haut etavec tant dassurance de produire le chauffage et la ventilation à un prix incompa-rablement moins élevé que celui que demanderait tout autre entrepreneur, la preuvematérielle de limpossibilité il se trouve de pouvoir réaliser ses promesses est,à notre avis, un fait grave, dautant plus que M. Duvoir persiste à soutenir ce quila avancé.

« Il est important de remarquer que la différence entre la dépense quexigeraitleffet promis et la somme demandée est très-considérable ; car, par exemple,pour la ventilation dété, lévacuation de 129,000 mètres cubes dair par heurecoûterait au moins dix fois plus que ne demande M. Duvoir.

« 5° Si lappareil de M. Duvoir, tel quil est décrit dans le projet, était exé-cuté, les effets quil produirait sous le rapport du chauffage et de la ventilationseraient suffisants, et il nen serait pas de même de lappareil de M. Grouvelle.

« Il est évident quil ne sagit pas du premier projet de M. Duvoir, car la venti-lation par la chaleur perdue de la fumée ne produirait aucun effet. Il en serait demême du troisième, dans lequel M. Duvoir propose de remplacer chaque foyer despoêles de ventilation par quatre becs dhuile ou un bec de gaz, afin, dit-il, déviterl'embarras de faire du feu ; cette quantité de becs suffira pour maintenir leauen ébullition, et suffira aussi, par conséquent, pour ventiler les cellules et leslieux daisances.

Or, en supposant que chaque bec consomme 50 grammes dhuile par heure, pourles quarante-huit becs des six bâtiments la consommation serait de 2 kilogrammes4 centigrammes, qui, dans lhypothèse dune puissance calorifique égale à 10,000,pourrait élever lair de ventilation de 1°; dailleurs le chauffage des poêles par desbecs à huile ou des becs à gaz, en supposant quils fussent en nombre suffisant,reviendrait à un prix quarante fois plus grand quavec la houille.

« Ainsi ce nest que du deuxième projet quil peut être question ; mais, commenous lavons déjà dit, dans ce projet, pour chaque bâtiment, cest le même foyerqui produit à la fois le chauffage et les deux modes de ventilation, et il est bienévident que si lon veut obtenir un chauffage régulier, la ventilation variera néces-sairement, et quon ne peut pas, avec des dispositions aussi compliquées que celles