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Tome cinquième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE. 231

ment, on cherchera, comme le fait M. Faivre, à le supprimer dans laplupart des cas.

POMPE A DOUBLE EFFET, PAR M. CH. FAIVRE,

INGÉNIEUB.

On sest beaucoup occupé de donner aux divers systèmes de pompes desdispositions plus ou moins heureuses, plus ou moins compliquées pour lesrendre à double effet, cest-à-dire pour quelles agissent en montant ou endescendant. Celle que M. Faivre a mise à exécution pour remplir le mêmebut est tellement simple, repose sur un principe si rationnel, quon peutêtre étonné quelle nait pas été mise en pratique jusquà présent.

On sait sans doute que le diamètre de la tige du piston dune pompequelconque fait perdre, de ce côté, à la surface du piston, une quantitécorrespondante à sa section ; par conséquent, au-dessus de ce piston, onna quune surface égale à celle du dessous diminué delà section de la tige.Donc plus cette tige est grosse, plus la différence entre les deux surfacessupérieure et inférieure du piston est considérable. Dans les mines, lespistons sont le plus souvent attachés à des tiges en bois, on comprend quecette différence doit être très-grande.

Or, si lon donne à cette tige un diamètre tel que sa section soit justeégale à la moitié de la surface du piston, il en résultera naturellementque celui-ci naura plus en dessus que moitié de la surface quil a en des-sous; ou pour mieux dire, comme cette tige se prolonge jusquau dehorsdu cylindre, elle occupera un volume égal à la moitié du volume engendrépar le piston. Cela posé, supposons une pompe dans ces conditions etvoyons ce qui se produira lorsquelle fonctionnera, appliquée, par exem-ple, à élever leau.

Pendant que le piston montera, leau aspirée, sélevant avec lui, rem-plira le corps de pompe de telle sorte que dès que ce piston sera arrivé enhaut de sa course, le volume deau contenu dans le cylindre sera égal auvolume total engendré par le piston, cest-à-dire au produit de sa base en-tière , par la hauteur de sa course. Mais, quand il descendra, la tige de cepiston qui descend avec lui rentrant dans le corps de la pompe déplacerala moitié du volume deau qui a été aspiré pendant que le piston montait.Mais lorsque ce piston arrivé au bas de sa course va remonter de nouveau,le reste du volume deau contenu dans le cylindre, et qui na pu séchapperpendant la descente, va nécessairement continuer à sécouler, et, par con-séquent , on verra que pendant la montée comme pendant la descente dupiston, leau ne cessera pas de sortir. On obtiendra donc ainsi un écoule-ment continu, cest-à-dire une pompe à double effet.

Cest sur ce principe si naturel que M. Faivre établit ses pompes, qui sontappelées à devenir dun grand usage dans la pratique, par leur constructionsimple et économique.