PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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et permet en outre d’accoupler deux machines en n’ajoutant qu’une roued’angle et un palier; on voit (fig. 6), sur la plaque d’assise F des engre-nages de commande, les saillies et les trous disposés pour recevoir un sup-port additionnel. On doit évidemment satiner ou glacer un certain nombrede feuilles de papier à la fois, mais il faut avoir soin d’interposer entrechacune d’elles des feuilles de métal qui sont très-lisses, afin que le gla-çage soit aussi beau sur les uns que sur les autres. Depuis quelque tempsen emploie pour opérer le lustrage du papier, des lames de zinc ou decuivre très-minces, qui remplacent parfaitement bien le papier imper-méable , et qui offrent l’avantage d’avoir plus de durée et de présentermoins de volume.
Dans la machine représentée planche 18, l’arbre de commande F, mobiledans les coussinets des supports G, H, porte à une de ses extrémités uneroue d’angle I engrenant à la fois avec les deux pignons moteurs J et J'montés sur l’arbre de couche K. Il repose sur deux supports H' et reçoitles trois poulies L 1/ L 2 , dont la première est fixe, la deuxième folle, et latroisième fondue avec le pignon J, et également folle sur son arbre ainsique l’autre pignon J'. Au moyen d’une tringle d’embrayage m armée d’unefourchette n, embrassant la courroie et glissant dans les appendices venusde fonte avec les supports H', on fait marcher les rouleaux dans le sensconvenable; ainsi, en embrayant la première poulie L, on fera marcher laroue d’angle I dans le sens indiqué par la flèche et, au contraire, en em-brayant la troisième L 2 on la fera marcher dans le sens contraire.
Toute la machine ainsi que sa commande est entièrement construite enfonte, fer et cuivre, mais pour la mettre à portée de l’ouvrier on est obligéde la hausser sur un bâtis en bois formé de montants M M' et de tra-verses N N', sur lesquels les consoles et supports sont boulonnés.
Quelques autres constructeurs, et en particulier M. Alfred Motteau ,d’Angoulême , s’occupent aussi beaucoup de l’exécution de ces sortes demachines. On sait que dans cette contrée il existe un grand nombre defabriques de papiers qui sont très - estimées , et qui livrent au commerceune quantité considérable de papiers satinés ou glacés ; il leur importe doncd’avoir des appareils comme celui que nous venons de décrire.