Band 
Tome cinquième.
Seite
247
JPEG-Download
 

PUBLICATION INDUSTRIELLE. 247

fait tourner celui-ci et avec lui laiguille à contrepoids I, qui indique sur uncadran E les divers degrés de liquide à éprouver.

Pour éviter les effets hygrométriques et les effets de torsion, on em-ploie des fils de soie sans torsion légèrement huilés, ou des filaments delaloès succotrin légèrement huilés également pour leur donner de lasouplesse.

Lorsque lébullition se manifeste au dehors, on diminue la flamme et onattend que laiguille cesse de marcher ; pendant ce temps lébullition esttoujours apparente, quoique les ondes soient moins grosses que les pre-mières : laiguille que lon a vue tourner autour du cadran sarrête, et saflèche désigne la richesse réelle du liquide sur lequel on a opéré, sauf àconsulter la table de rectification établie daprès les diverses substances dumélange.

Le cadran E, ainsi que la chape c des petites poulies, se fixent sur unemonture en cuivre M dont la base terminée en retour déquerre reçoit letube de mercure, maintenu en outre par une espèce de fourreau en cuivremince g, solidaire avec la monture M.

De cette sorte, lappareil forme trois parties bien distinctes et mobiles ;le première comprend lindicateur, elle se compose du cadran et ses acces-soires et du tube de mercure. Toute cette partie de lappareil peut senleverà volonté et ne sadapte que lorsquon fait des opérations.

La seconde comprend lébullioscope ; on le met ou on le retire à laidedune poignée qui sert également pour vider le liquide qui sécoule par lerobinet R.

La troisième est composée du socle de lappareil ; elle sert à loger lalampe quon introduit par la porte P.

De ce qui précède, on peut reconnaître que si lappareil de M. Brossard-Vidal ne devait servir quà évaluer le degré de lalcool mélangé avec deleau pure, il ne remplirait ce but que trop longuement et par une voietrop détournée pour être dun usage pratique, dailleurs lalcoomètre deM. Gay-Lussac est dans les meilleures conditions à cet effet. Mais son objetprir.cipal est de donner, dune manière très-exacte, le degré alcoolique detoutes espèces de boissons, ce qui ne peut avoir lieu avec lappareil deM. Gay-Lussac, qui est disposé pour indiquer la densité et qui surnage-rait toujours plus ou moins suivant la pesanteur du mélange.

Les avantages qui résultent de lemploi dun tel appareil sont trop évi-dents pour que nous ayons à les retracer. Nous donnerons seulement unrésumé de ces avantages extrait dune brochure de lauteur publiée der-nièrement, et un tableau dexpériences faites devant une commission dins-pecteurs , à lentrepôt général des boissons, le mercredi 14 novembre 1844.