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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
Je ne répétersfî point tout ce qui a été dit dans mon premier Mémoire sur les avan-tages que l’administration de la régie et de Yoctroi peut retirer de mon alcoomètre.
Les preuves matérielles que j’en ai fournies par des détails statistiques ont paruassez intéressantes à la haute administration pour leur donner une place dans lesarchives du ministère des finances.
Je dirai seulement que plusieurs articles de la loi sur les boissons n’ont jamaispu être exécutés par défaut d’instrument qui pût les vérifier. — Tels sont les articlesrelatifs auxjws de cerises, de framboises, de cassis, les ratafias, etc., et celuidu vinage, etc. L’administration n’a jamais pu taxer ces liquides sans nuire à sesintérêts ou à ceux du commerce, parce qu’elle n’avait aucun régulateur qui endéterminât Ja richesse alcoolique.
Utile au commerce et à l'agriculture.
Négociants en gros. — Le négociant ne peut plus être victime dans ses trans-actions commerciales. En connaissant la richesse alcoolique des vins qu’il achète,il en fixera avec plus de précision le prix d’achat. Il s’assurera aussi en le recevantdans ses caves que son vin n’a reçu aucun mélange dans le transport, par l’examencomparatif des échantillons avec le vin qu’il reçoit.
Caves en ville. — Le négociant qui a des caves en ville est obligé de confierla clef à des garçons de confiance. Cette confiance est-elle toujours méritée? Parl’examen du vin qui est dans les brocs, il pourra inopinément, et à chaque heure,s’assurer que la pratique n’est pas trompée, et que son garçon ne se fait pas illici-tement des excédants.
Vinage. — Les vins de plusieurs localités ne peuvent supporter le transport sur Sterre ou sur mer ; ils ne peuvent même être conservés en cave sans avoir reçu aupa-ravant l’addition d’une certaine quantité d’alcool. — A l’aide de l’ébullioscope, ilconnaîtra la quantité précise d’alcool qu’il doit ajouter à son vin, soit pour n’en pasemployer inutilement, soit aussi pour ne pas dépasser la quantité fixée par la loi,soit enfin pour s’assurer que les personnes qu’il a préposées à cette opération ne sesont pas fait des excédants d’alcool à leur bénéfice.
Distillateurs. — Le vin n’est pas le seul liquide que l’on soumette à la distil-lation pour en extraire l’alcool. On y soumet encore la bière, le cidre, et un grandnombre d’autres liquides provenant de végétaux fermentés qui produisent de l’alcool.Aussi tous les États d’Europe ont-ils des boissons qui leur sont particulières. L’ébul-lioscope indiquera avec précision la richesse alcoolique de tous ces liquides, parconséquent le produit qu’on en obtiendra par la distillation, et par suite le prixauquel on peut les acheter.
Agriculture. — Le propriétaire de vignobles connaîtra chaque année la richessede ses vins, et d’après cette connaissance il établira son prix de vente.
Utile aux prisons, aux hôpitaux et aux administrations de l’armée \
de terre et de mer.
Prisons et hôpitaux. — Ces maisons dans toute la France sont confiées à ladirection de personnes qui ont plus que de la philantropie, elles ont de la charitéchrétienne. Elles consacrent une partie de leur temps à la prospérité de ces établis-sements et au bien-être des malheureux qui les habitent ; mais ils ne sont pas tou-jours secondés par des hommes animés du même esprit. Ils ne sont pas toujoursassez heureux de pouvoir préposer à leur administration des personnes qui sedévouent au malheur par un sentiment d’humanité ; de cet inconvénient, que d’en-traves ils éprouvent dans leurs meilleures intentions, et combien de fois les infor-tunés ont à en gémir !