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Tome cinquième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE,

PERFECTIONNEMENTS APPORTÉS DANS LA CONSTRUCTION DES ÉTAUX,

PAR M. LEFOL (CASIMIR).

Dans la confection des étaux dajustage ou de forge, établis jusquà présent, ona pu remarquer que la mâchoire mobile , qui est à la disposition de louvrier neséloigne ou ne se rapproche de la mâchoire fixe quen décrivant des arcs de cercle,autour de sa partie inférieure qui forme charnière. Tous ceux qui sont susceptiblesdemployer de ces instruments ont pu facilement reconnaître les inconvénientsquune telle disposition présente en pratique, parce que la pièce que lon veut serrerentre les deux mâchoires nest souvent tenue que par une seule arête de chaquecôté, au lieu dêtre pincée par une surface, parce quaiors, pour pouvoir la mainte-nir dune manière assez solide, il faut serrer la vis avec une force extrême, il en ré-sulte que très-souvent on détériore linstrument et quon maltraite ou quon fatiguela pièce à travailler.

Ainsi au lieu dassembler les deux mâchoires par une charnière, à leur partie in-férieure, comme on la fait jusquici, et de placer un ressort entre elles, pour tendreà les écarter, M. Lefol, dispose, au contraire, une seconde vis de rappel quil meten rapport avec celle supérieure, soit au moyen dune petite chaîne sans fin, soit aumoyen dengrenages ou de toute autre mécanisme remplissant le même objet. Lesécrous de ces deux vis sont ajustés et lixés dans le corps principal de létau, cest-à-dire de la machine fixe , et leurs têtes sont portées par la mâchoire mobile, il enrésulte quen tournant la manivelle montée, comme à lordinaire, sur la tête de lavis supérieure, pour faire marcher celle-ci, on fait marcher en même temps la visinférieure, et par suite on rapproche ou on écarte toute la mâchoire mobile, de lamême quantité par le bas que par le haut, par conséquent elle reste toujours pa-rallèle à la mâchoire fixe et à la même hauteur.

M. Lefol a de plus lavantage, par son système, de supprimer le fort ressort quilfallait placer entre les deux mâchoires pour tendre à les écarter, et la boîte à écroude la vis de rappel, qui est une pièce difficile et dispendieuse. Par cela même queles mâchoires restent toujours bien dans le même plan horizontal et parallèles, lespièces que lon veut serrer entre elles, sont beaucoup mieux maintenues, sans cepen-dant quon soit dans lobligation de presser aussi fortement; il en résulte quonpeut sans inconvénient diminuer les dimensions des pièces, et produire lesmêmes efforts quavec des étaux de lancien système qui seraient sensiblement pluslourds, plus chargés de matière.

Au lieu dune boîte qui cache entièrement la vis, il ne met quune espèce de cou-vercle en tôle ou en fer mince, qui sert en même temps de guide, tout en suffisantpour recouvrir lavis.

La partie inférieure de la mâchoire mobile repose sur un siège fixe qui soutientcelle-ci, et permet de recevoir le contre-coup, quand on frappe sur la pièce qui estengagée dans létau ; de cette sorte on ne fatigue aucune partie de ce dernier, et onpeut cependant frapper assez fortement. Ce support est boulonné contre la partieinférieure de la mâchoire fixe, il sert aussi de guide à la mâchoire mobile, tout enla soutenant. Il est surtout utile pour les étaux de forge, lon est susceptible defrapper à grands coups et avec des masses. Il nest pas indispensable dans les petitsétaux, qui ne servent quà pincer des pièces légères et que lon ne doit pas frapper;dans tous les cas on proportionne ses dimensions, à la force, à la puissance de létau.