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Tome cinquième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

de Girard. Nous espérons cependant que lappareil Cabanes ne se trouverapas dans ce cas, tout en craignant quil ne se passe encore quelque tempsavant quil soit généralement adopté dans les moulins. Désireux commenous le sommes de propager les choses utiles, nous croyons rendre serviceà lindustrie en cherchant à publier ce système, à en faire connaître les ré-sultats et les avantages. Et à ce sujet, nous avons suivi avec beaucoup din-térêt les expériences très minutieuses qui ont été faites aux moulins de lamanutention, à Paris , par une commission nommée ad hoc par le ministèrede la guerre.

Mais, avant de décrire cet appareil, nous croyons quil ne sera pas sansintérêt de faire lhistorique succinct de ce qui a été proposé ou tenté jus-qu'ici pour le travail des meules , et de ce qui a été breveté depuis M. Ca-banes, afin de faire voir, du moins autant quil nous est possible, les diffé-rences ou les similitudes que les divers systèmes présentent entre eux, et,par suite, afin dattribuer à chaque inventeur, à chaque breveté ce qui luiappartient réellement.

Déjà, au commencement du troisième volume de ce recueil, nous avonscité quelques auteurs qui se sont occupés dapporter des modifications dansles moulins à blé ; plusieurs autres ont également proposé des moyens ouappareils plus ou moins ingénieux à ce sujet; mais, comme il est facile dele reconnaître, tous nont eu véritablement pour objet que déviter lévapo-ration , ou de diminuer la condensation des folles-farines, en refroidissantles meules.

Ainsi, M. Cartier, en 1836, proposa daspirer par un ventilateur les folles-farines qui se dégagent des meules, et bientôt en fit lapplication, à Corbeil,aux moulins de la Réserve, puis, plus tard, aux moulins de Plombièresprès Dijon ; le ventilateur, placé au deuxième ou au troisième étage, aspirait,par un large tuyau mis en communication avec le récipient dans lequeltombait toute la boulange provenant des six ou huit paires de meules, toutela folle-farine quil envoyait alors dans les chambres à rateau. Lauteurvoulait que les archures fussent fermées.

M. Yallod, qui avait été quelque temps auparavant dessinateur chezM. Cartier, se fit breveter, le 10 mai 1836, pour des appareils servant àannuler lévaporation de la farine dans les moulins, et en même temps àla rafraîchir ; ces appareils dailleurs assez compliqués consistaient princi-palement dans la ventilation et dans la circulation de leau froide. (Brevetdéchu en 1839, et pub. tom. 39 des Brevets expirés.)

Deux années plus tard, en 1838, M. Boullé prit un brevet de 5 ans pourun appareil destiné à éviter lévaporation dans les moulins, et reposantsur les dispositions suivantes : lauteur ferme presque la totalité de lou-verture des anches à laide de registres ou portes à coulisses, en ne laissantque le passage nécessaire à la boulange , afin dempêcher la vapeur den-trer avec celle-ci et de forcer cette vapeur à séchapper par lœillard delarchure. Il adapte ensuite autour de la meule courante un cercle horizon-