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Tome cinquième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

fermé par le haut (1), à laide dun cuir disposé à cet effet, il faut nécessaire-ment que toute la masse dair qui a été envoyée par le ventilateur passe avecle grain entre les surfaces travaillantes des meules.

Ainsi, dune part, chaque grain de blé, à mesure quil tombe, estentourédune couche dair forcé qui le fait précipiter plus rapidement entre lesmeules, et, dun autre côté, cet air obligé de séchapper, puisquil estconstamment refoulé par de nouveaux courants qui arrivent sans cesse,tend nécessairement à repousser devant lui la farine produite au fur et àmesure quil séchappe ; de cette sorte, la boulange nengorge pas les meules,elle y séjourne moins longtemps, elle se dégage avec une plus granderapidité ; on peut alors augmenter considérablement le travail en fournis-sant, sans inconvénient, une plus grande quantité de blé aux meules.

Le mouvement est imprimé au ventilateur par la meule courante même,si on le juge convenable , en mettant une courroie sur la circonférence decette meule, et en la faisant passer, en la croisant, sur la petite poulie^montée sur son axe. Lorsquon veut alimenter plusieurs paires de meules àla fois, au lieu dun ventilateur à chaque paire, il est plus simple de nendisposer quun seul, avec un tuyau prolongé communiquant avec chacunedelles, et pouvant, au moyen de registres, interceptera volonté lentréede lair ou en régler la quantité. On peut aussi sarranger pour varier lavitesse du ventilateur de 800 à 1200 révolutions par minute , suivant la na-ture du blé ou suivant le travail que lon veut faire.

RÉSULTATS DEXPÉRIENCES DE LACCÉLÉRATEUR CABANES.

Dès lorigine, M. Cabanes fit lapplication de son appareil à lune despaires de meules du moulin à vapeur de Paludate (2), et en obtint des ré-sultats vraiment prodigieux; ainsi, il nous dit quon écrasait avec cettepaire de meules plus de 450 kilogrammes de blé par heure, cest 4 à 5 foisplus quon ne fait généralement dans les moulins des environs de Paris . Descertificats de personnes fort honorables délivrés à lauteur, et que nousavons eu sous les yeux, constatent parfaitement bien ces résultats. Lesfarines, qui sont à la vérité un peu plus rondes que celles du commerce deParis , sont fort goûtées par les boulangers de Bordeaux , qui les préfèrentà celles obtenues sur les moulins ordinaires. Quant h la force dépensée pourfaire mouvoir une telle paire de meules avec son ventilateur, M. Cabanesestime quelle doit être denviron six chevaux ; mais le moteur qui estalimenté par une chaudière chauffée au moyen des flammes provenant desfours à coke, ne permet pas destimer dune manière suffisamment exactela puissance réellement dépensée.

(1) Cette idée de fermer hermétiquement lœiîlard est dune grande importance, et doit être con-sidérée comme un des points essentiels de linvention de M. Cabanes, car, par cette disposition, toutlair chassé par le ventilateur profite au travail, puisquil passe complètement entre les meules.

(2) Nous avons parlé de cet établissement dans notre premier volume, en décrivant les fours àcoke de M. Clavière, avec lapplication de la chaleur perdue au chauffage dune chaudière à vapeur.