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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
qu’ils peuvent être évidemment d’un plus ou moins grand nombre, on con-çoit que cette machine peut s’appliquer à beaucoup d’usages différents etau commettage des cordes de diverses natures.
Un autre constructeur, M. Margeon, de Bordeaux , se fit breveter pourcinq ans, le 29 juin 1822, pour une machine propre à fabriquer descordes et cordages par des mouvements uniformes et réguliers (1), reposantsur le même principe que celle de M. Dussordet, mais différente en ce quetous les pignons portant les crochets sont commandés par des roues d’anglesplacées sur un même arbre de couche.
Quelque temps avant, en 1813, M. Martin présentait à la Société d’En-couragement (2) le modèle d’une machine propre au commettage des cordescomposées de quatre torons, où l’on remarquait que chacun des crochetsauxquels on fixe les torons pour les tordre séparément, à mesure qu’ils seréunissent pour former la corde, pouvait tourner plus ou moins vite, etmême en sens contraire des autres à volonté. Par ce moyen, le cordier estle maître de donner plus ou moins de tors à chaque toron, et même dedétordre ceux qui seraient trop tordus, et par là de fabriquer une cordeunie où tous les torons qui la composent sont également tendus et formentun faisceau dont tous les fils concourent en même temps à résister à l’effortqui tend à les rompre.
La Société a accordé à l’auteur de cette machine une médaille de 500 fr.,à titre d’encouragement.
Quelques années plus tard, M. Bernard Duboul, de Bordeaux , se faisaitbreveter pour cinq ans, le 23 août 1816, pour des machines propres à lafabrication des cordages (3), et présentait en même temps à la Société d’en-couragement le modèle de ces mêmes machines.
Celle à laquelle M. Duboul confie les principales opérations de la corderieest composée d’une grande roue dentée et de neuf pignons placés autourde sa circonférence, et dont les axes présentent autant de crochets; ensorte que lorsqu’on veut commettre un câble on arrondit tout de suite lesfils des neuf torons qui doivent le composer ; par ce moyen on est assuréque tous les fils sont exactement de la même longueur, et comme ontortille les neuf torons à la fois, l’un n’est pas plus tordu que l’autre.
Avec cette machine, on commet les trois aussières à la fois ; elles ontdonc toutes la même longueur et le même tortillement.
Enfin on assemble les aussières pour former le câble, qui se trouve ainsifait sans désemparer et sans avoir détendu aucune des aussières.
M. Duboul proposait en outre, à la même époque, d’introduire dans lescordages des mèches de fil de premier brin au lieu de mèches d’étoupesqu’on y introduit ordinairement; par cette méthode, la mèche de premier
fl) Brevets expirés, tome xiv, page 91.
(2) Bulletin de la société d’encouragement, tome xm, page 231.
(3) Bulletin de la société d'encouragement , tome xvn, page 336, et Brevets expirés , tome xir,page 140.