PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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à manivelle; sur l’autre bout de ce madrier, s’élève un troisième montantqui supporte, conjointement avec les deux premiers, un banc horizontalparallèle au madrier. Une poupée est fixée sur ce banc à l’aide d’un coinet avec la faculté de pouvoir s’éloigner ou se rapprocher de la roue, pourqu’on puisse au besoin, tendre ou lâcher la corde ou la courroie qui trans-met les mouvements de la roue aux broches à crochets que porte la pou-pée et qui sont destinées à recevoir les fils ; ces broches sont garnies de pou-lies ou de molettes d’un très-petit diamètre par rapport à la roue, afin quecelle-ci, quoique tournant très-lentement, puisqu’elle est mise en mouve-ment à bras d’homme, donne une grande vitesse aux broches, lesquellesétant distribuées sur une portion de cercle qui présente sa concavité ducôté de la roue, participent également au frottement de la corde ou de lacourroie qui les embrasse.
On dit qu’un cordage est blanc lorsqu’il n’est pas goudronné, et qu’il estnoir, quand il est imprégné de goudron. Pour l’usage de la marine, on luifait subir cette opération immédiatement après le filage, en le faisant pas-ser dans une chaudière chauffée par la vapeur et remplie de goudron (1) :elle est indiquée en R, sur le plan général. Ce n’est qu’après cette opéra-tion, que le fil de caret, débarrassé par l’appareil môme de l’excédant degoudron, est enroulé sur lestourets S, fig. 1 et 2, pl. 23.
Chaque touret, qui n’est autre chose qu’une espèce de dévidoir, est ordi-nairement formé de deux croisillons en bois, tenus parallèlement entre euxà une certaine distance par quatre bâtons qui forment le noyau et que tra-verse une broche en fer animée d’un mouvement circulaire. Lorsqu’il estsuffisamment chargé de fil, on le transporte au magasin des fils de caret,et il est remplacé immédiatement par un autre touret vide.
Les fils ainsi préparés, goudronnés et enroulés servent à la fabricationdes torons, des aussières et des grelins, qu’on désigne ordinairement parle nom de commettage. Pour les petites cordes, on emploie une machineappélée diligence, représentée en K, sur le plan général, et fig. 22 et 23,pl. 25; et pour les torons, la filière O, et le chariot M (fig. 1 et 2, pl. 23).A cet effet, on place en Q, autant de tourets qu’il en faut pour fabriquerun toron de grosseur déterminée ; la filière les réunit, et le chariot M, quiest muni de crochets, les enroule en leur donnant à la fois le mouvementd’allongement et de tortillement.
Pour les cordages, on se sert d’une machine spéciale, fig. 24 et 25, quirepose sur les mêmes principes, mais qui est construite sur des dimensionsbeaucoup plus considérables.
FABRICATION DU FIL DE CARET, PL. 24.
Croissant pour le filage. — L’opération du peignage des étoupes
P) La première idée du goudronnage à vapeur, due àM. Merlié, est maintenant appliquée dansplusieurs autres usines.