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Tome cinquième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

ait à tourner des arbres en fer au-dessous de 5 centimètres de diamètre,par conséquent la plus grande vitesse de rotation de larbre du tour seraità peu près de 45 tours,

puisque alors on aurait 0 m ,12 X 60 7 0,05 X 3,14 = 45,8.

On comprend sans doute quil serait de toute impossibilité de construireun tour qui pût donner un assez grand nombre de vitesses variables pourcorrespondre exactement à la vitesse moyenne de 8 ou de 12 centimètrespar seconde, suivant les différents diamètres et les natures des pièces quelon a besoin de tourner; car alors il faudrait un nombre considérable depoulies et dengrenages de rechange, ce qui compliquerait trop la machine,et demanderait une trop grande attention de la part de louvrier chargé dela diriger. Mais, dans tous les cas, il importe au moins de combiner lesmouvements pour avoir dans des limites déterminées les vitesses les plusconvenables aux genres de travaux que lon doit faire le plus souvent avecle même instrument. Aussi, dans tous les établissements bien organisés,on a des tours à chariot, parallèles ou à plateaux, de différentes forces, dedifférentes dimensions, qui ont chacun leur spécialité, de sorte quils rem-plissent presque toujours, dans chaque cas, les conditions voulues pour unbon travail.

NOUVELLE MACHINE A FABRIQUER LES CHEVILLES A BOTTES,

PAH M. SIROT, A VALENCIENNES.

Cette machine, pour laquelle lauteur a pris un brevet dinvention de 15 ans,repose sur une disposition fort simple et entièrement nouvelle, et présente lavan-tage dopérer dune manière continue avec une grande rapidité. Elle sappliquespécialement à la fabrication des chevilles en métal, destinées aux talons de bottesou de bottines, et qui, comme on le sait, doivent être tout à fait pointues et deforme pyramidale. Ces sortes de chevilles ont présenté jusquici de grandes diffi-cultés pour être faites mécaniquement et avec toute léconomie désirable. Mais lamachine proposée par M. Sirot remplit toutes les conditions nécessaires pour cettefabrication, et permet dopérer sur toutes les dimensions comme sur toute espècede métal avec une grande célérité.

Le mouvement de rotation étant imprimé par le moteur à un arbre principal,et par suite aux excentriques et à la manivelle quil porte, correspond à une vitessequi nest pas moins de 100 révolutions par minute. Or, ces pièces sont combinéesde manière que, lorsque le couteau mobile descend pour couper le métal, la tabledu support, sur laquelle la bande de métal est posée, recule, et la pince, qui sert àla tenir se soulève, afin quelle ne soit pas entraînée par ce support ; lorsquaucontraire le couteau remonte, la cheville qui vient dêtre découpée tombe entre lesdeux couteaux, et la bande savance de nouveau par leffet du support sur lequelelle est alors fortement tenue par les pinces et qui est poussée vers ceux-ci : ellechasse devant elle lexcédant du métal qui a été coupé avec la cheville en même