PUBLICATION INDUSTRIELLE. 307
temps ; de sorte qu’à chaque rotation de l’arbre moteur, on obtient une cheville etun petit morceau de rebut qui est projeté à part.
Nous publierons prochainement le dessin et une description complète de cettemachine.
MACHINES A TAILLER ET GUILLOCHER LES PIERRES,
PAE MM. CHEVOLOT ET C ie .
Ces machines permettent de travailler une foule de pièces de diverses formes etde différentes dimensions avec une grande économie de temps et de main-d’œuvre,tout en opérant avec une bien plus grande régularité qu’à la main.
Le mécanisme principal dont elle se compose consiste : 1° dans un porte-outil,disposé et construit de telle sorte qu’il peut recevoir différents mouvements, soitdans des directions verticales ou horizontales, soit dans des directions obliques ouplus ou moins inclinées ; 2° dans l’application d’un porte-lame auquel on peutaussi faire prendre toutes sortes de positions * afin de suivre les parties droites oucourbes que l’on veut raboter ou tailler ; 3° dans la disposition d’un appareil simplepour servir à conduire, à diriger l’outil, suivant les contours de l’objet à fabriquer,en faisant en sorte que cet outil ne prenne jamais de matière en relevant, maistoujours en descendant, condition importante et qui est la cause principale , nousne craignons pas de le dire, de la réussite de ce procédé mécanique.
Pour produire les différents genres de sculpture que la compagnie Chevolot obtientsi bien, on n’a pas besoin d’avoir les modèles en relief, il suffit, le plus souvent,d’un dessin de grandeur naturelle, qui est placé sur le plateau ou sur l’objet mêmeque l’on veut façonner, et d’autres fois de calibres ou gabarits qui sont toujoursextrêmement simples.
Avec ces appareils on peut produire les gravures ou les sculptures en creux ,comme en relief ; on arrive à rendre toutes les formes saillantes ou rentrantes,droites ou inclinées, planes ou courbes, à figures géométriques susceptibles d’êtretracées sur un dessin ; comme aussi à refouiller, à découper même entièrementtous les objets en pierre , en marbre, ou en toute autre matière, sur les plus petiteset sur les plus grandes dimensions ; comme de grandes rosaces, évidées ou à jour,et en général tout ce qui a rapport à l’architecture , aux monuments publics , etnotamment les pièces gothiques, etc. On opère avec une telle précision, dans tous lesdifférents genres de travaux que ces appareils permettent d’exécuter, que l’on produitdes incrustations parfaites; ainsi, en taillant en creux certaines pièces, on y ajustesans peine d’autres parties qui viennent remplir ces tailles dans tous leurs contours,dans toutes leurs formes ; par conséquent, on forme des dessins extrêmement va-riés; on fait enfin la parqueterie, la mosaïque, avec toutes les nuances, avec toutesles couleurs, avec tous les genres de figures ou de dessins que l’on peut désirer. Cettefabrication mécanique peut donc s’étendre, comme on le voit, d’une manière in-définie , puisqu’elle s’applique à tant d’objets différents ; elle est d’autant plusavantageuse, que l’on opère avec célérité et avec une grande économie.
Nous nous proposons de revenir sur cet intéressant sujet.