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Tome cinquième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

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parties de leurs machines. Suivant constamment le système quils ontadopté, après lavoir successivement perfectionné, ils sont tellement cer-tains de leur construction , que chaque fois quils livrent un nouveau bateauà vapeur, on fait marcher immédiatement, sans essai préalable, sans seu-lement faire mouvoir les machines à blanc. Lordre, les soins, la présencedesprit qui régnent chez ces constructeurs, sont tels que, lorsquon partpour la première fois avec un navire neuf sortant de leurs mains, ils con-servent la même sécurité, la même assurance, que sil naviguait déjà depuisplusieurs mois. Témoin par nous-même de divers essais de ce genre, nousnavons pu nous empêcher den exprimer notre étonnement bien naturelen voyant, dès la première mise en train, toutes les parties fonctionneravec une exactitude aussi parfaite. Le système de machines pour bateaux,construites par MM. Gâche, a de lanalogie avec celui des machines fixesd'Oliver Evans , et que nous avons vu appliqué au Vautour par M. Gen-gembre (1). Il présente cependant sur plusieurs points des modifications fortimportantes, et qui doivent dautant plus être signalées quelles rendentces appareils beaucoup plus légers que la plupart des systèmes que lonexécute ou que lon propose depuis peu. On peut en effet sen faire uneidée positive en sachant que les deux machines, telles que celles représen-tées pl. 27, composant un appareil de 70 chevaux avec sa chaudière, leau,les roues, et les accessoires, ne pèsent pas en totalité, pour bateaux derivière, 32 mille kilog., soit environ 450 kilog. par cheval ; et lorsquellessont construites pour mer, leur poids total sélève à peine à 40 mille kilog.

Les chaudières sont cylindriques et à tubes intérieurs de 8 à 9 centimètresde diamètre, disposition qui, comme on le sait, offre lavantage de pré-senter une grande surface de chauffe dans un volume très-restreint. Ceschaudières sont alimentées par plusieurs foyers, et construites de manièreà rendre facile le nettoyage des tubes ; elles marchent généralement à unepression intérieure de 1 1/2 à 2 atmosphères.

Jusquà présent les constructeurs nont pas cru devoir appliquer à leursappareils de détente variable, tenant avant tout à remplir la première con-dition de bonne marche et de faible tirant deau ; leurs machines sont seu-lement établies avec une détente fixe par recouvrement, comme on le faitencore généralement dans les locomotives. On comprend que pour desnavires chargés du transport des voyageurs, on doit tout particulièrementsassurer dobtenir le maximum de vitesse; la dépense de combustiblenest quune question secondaire à laquelle le public sintéresse fort peu.MM. Gâche, en praticiens éclairés, convaincus par expérience de ce fait,se sont attachés plus particulièrement à faire des appareils légers, solides,dune parfaite exécution, fonctionnant régulièrement avec des navires tirantpeu deau, et pouvant acquérir de grandes vitesses, tout en offrant aux

(I) Voyez dans le deuxième volume lappareil à vapeur du Vautour, de 160 chevaux A moyennepreision, à condensation et à détente variable.