310
PUBLICATION INDUSTRIELLE.
voyageurs toute la sécurité désirable. Toutes ces conditions sont exactementremplies, et maintenant, quoique jeunes encore, on peut dire sans craintequ’ils ont acquis une bonne réputation dans ce genre de construction.
DESCRIPTION DE L’APPAREIL
REPRÉSENTÉ SDH LES FIGURES DE LA PLANCHE 27.
La flg. l' e représente une coupe verticale de l’une des deux machines quicomposent l’appareil de 70 chevaux, cette coupe est faite par l’axe ducylindre et des pompes , et elle laisse voir dans le dernier plan une éléva-tion vue de face de la roue à aubes.
La fig. 2 e est un plan ou projection horizontale vue du dessus de la ma-chine, avec l’indication du tube d’arrivée de vapeur.
La flg. 3 e représente la vue par le bout ou le profil d’une des machines,du côté du cylindre à vapeur, avec la section verticale faite par l’axe de laroue à aubes.
Cylindre et piston. — On voit par ces figures que l’arbre moteur quiporte les roues à aubes est directement placé au-dessus des cylindres àvapeur A ; ceux-ci sont verticaux et fixes, leur hauteur est généralementpetite, si on la compare à celle des cylindres de machines de même puis-sance établies sur d’autres systèmes. La tige de leur piston B, directementattachée par articulation aux balanciers mobiles en tôle C, communique lemouvement aux manivelles D par les courtes bielles en fer forgé E. On a parufaire, pendant les premiers temps, quelques objections sur la faible lon-gueur donnée à ces bielles par les constructeurs ; mais elle ne paraît pasoccasionner de mauvais résultat. La différence entre la portion de la circon-férence parcourue par le bouton de la manivelle pour la moitié supérieurede la course, et l’autre partie de la même circonférence correspondante àla seconde moitié, ou à la moitié inférieure, est sans doute plus sensibleque dans le cas où la bielle est notablement plus longue par rapport à lamanivelle ; mais après tout, au bout de chaque révolution, le résultat estle même, et l’expérience des auteurs ne leur a pas fait remarquer d’incon-vénient à cet égard. Comme on est limité pour la hauteur de l’axe des roues,comme il faut arriver à réduire autant que possible le diamètre de celle-ci,et faire en sorte que l’axe soit toujours au-dessous du pont du navire, onconçoit que les constructeurs cherchent à gagner de la hauteur.
Pour l’appareil de 70 chevaux , et par conséquent pour chaque machineconstruite sur la force nominale de 35 chevaux, la manivelle n’a que 0“,33de rayon , par conséquent la course du piston est de 0 m ,66. La vitesse habi-tuelle à la pression ordinaire de 11/2 atmosphère, est de 34 coups doublesou 34 révolutions par minute, ce qui correspond à une vitesse moyennede 0 m ,74 par seconde, car on a
34 x 0,66 X 2 = 0“,74