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Tome cinquième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

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de blé, en adoptant celle dun triangle curviligne, qui paraît, eu effet, laforme la plus convenable à donner dans ces sortes dappareils.

Quoique le châssis soit incliné comme nous lavons dit, lémoteur estplacé horizontalement, parce que les pierres, les mottes de terre ou lespailles doivent y rester, pendant que le bié tombe à travers ses orifices, ense répandant sur la surface de la plaque à cellules.

Au milieu dun côté du châssis, est un crochet en fer e qui sagrafe dansun piton attaché au centre dune longue traverse en bois H, destinée àformer ressort et serrée, à cet effet, par ses extrémités, entre les sailliesménagées dans deux des consoles de fonte F. Ce ressort, diminuant dépais-seur du milieu aux deux bouts, a pour objet essentiel de repousser énergi-quement le châssis toutes les fois quil a été appelé par la main de lenfantou de la femme, qui doit faire marcher lappareil. Ainsi se plaçant ducôté du ressort, louvrier tire le châssis à lui, dune seule main, avec laplus grande facilité (car il ne présente presque pas de résistance), puis lelaisse repousser par le ressort, afin de le tirer de nouveau, et continue decette sorte jusquà ce quil saperçoive que toute la quantité de blé, quil aversée danslémoteur est épuisée, en sortant par la partie inférieure de laplaque. On comprend sans peine que ce mouvement alternatif, effectuérapidement, produit des espèces de vibrations, des secousses, qui obligentles grains à sautiller sur la plaque, et à rouler sur eux-mêmes; ils tendentbien, comme nous lavons dit, dans leur trajet, à se loger dans les alvéoles,mais les graines rondes seules peuvent y rester, les vibrations, quoiquetrès-multipliées, ne sont pas assez prononcées, pour les dégager des trousquelles rencontrent, elles forcent toujours le blé qui désalfleure, à leurcéder la place.

Ce travail est véritablement fort curieux, lorsquon lexamine de près; onvoit le triage sopérer avec une exactitude parfaite, et au fur et à mesureque le blé arrive vers lextrémité inférieure de la plaque, il paraît se dégagersuccessivement de toutes ses mauvaises graines ; il sépure, en un mot,comme par enchantement, en se rendant dans la petite trémie I que lonferme par une porte ou par un registre A.

Lorsque toute la quantité de graines versée sur lémotteur, est parvenuedans cette trémie, louvrier, avant den verser dautres, a le soin de re-tourner le châssis , cest-à-dire, de lui faire faire un demi-tour sur lui-même, afin dobliger à sortir les graines qui sont restées dans les alvéoles; ilfrappe même légèrement sur le fond, pour en détacher plus sûrementcelles qui pourraient y adhérer. Cette demi-révolution peut se faire très-facilement, parce qu'en décrochant, le crochet e de son piton, louvriersoulève le châssis dun côté, comme le montre la section transversale,fig. 3, en retenant le cadre émotteur, à la main, puis il achève le demi-tour, en faisant pivoter le châssis autour de ses deux galets. Cette opéra-tion est si simple quil suffit de la voir faire une seule fois, pour que len-fant ou le garçon le moins intelligent, puisse limiter immédiatement. Il