PUBLICATION INDUSTRIELLE.
325
importe seulement de se rendre compte, lorsqu’on essaie un tel appareil,pour une première fois quelle est, par rapporta ses dimensions, la quan-tité de blé qu’il faut verser dans l’émotteur à chaque opération, afin d’ar-river à effectuer le triage le plus rapidement possible, et en même tempsle plus exactement possible. L’expérience peut être extrêmement simple,si on sait à l’avance quelle est à peu près la quantité de mauvaises grainesqui se trouvent dans une quantité donnée de blé, dans un litre, par exem-ple; on prend alors une mesure qui sert, à chaque opération, à verser surl’émotteur le même volume.
Tout l’appareil est porté sur un coffre en bois J, qui lui sert de bâtis, etqui est simplement formé de quatre montants verticaux, reliés par despanneaux minces, et l’intérieur est une double trémie L, qui sert à rece-voir d’un côté, en tête, les ordures provenant de l’émotteur, et de l’autre,les mauvaises graines qui proviennent du triage. Deux petites portes laté-rales i, sont ménagées au bas de ces trémies, pour retirer ces résidus quandcelles-ci sont suffisamment pleines.
MM. Vachon, en fabricants éclairés, qui savent combien il est difficile àl’agriculture d’adopter les nouveaux instruments, même les meilleurs,quand le prix en est trop élevé, ont apporté tous leurs soins à simplifierleurs appareils, afin de les vendre à très-bon marché. Ainsi quoique lesmachines telles que celle que nous venons de décrire, soient déjà fort sim-ples, ils en établissent qui sont encore plus économiques et qui peuventêtre à la portée des cultivateurs même les moins aisés. Tel est l’instrumentreprésenté en section transversale sur la fig. h. I! se compose exactementcomme le précédent d’une plaque trouée A', recouverte en dessous d’unefeuille pleine et mince, et portant en tête un émotteur G'. Le châssis B'qui encadre cette plaque, est suspendu par ses extrémités à deux tringlesverticales 1)' qui sont accrochées par le haut à deux crochets fixes E', atta-chés à vis à une poutre ou à une solive de plancher, pour pouvoir se ral-longer ou se raccourcir au besoin. Ces deux tringles s’agrafent par le basaux deux tourilions en fer rapportés au milieu des deux petits côtés duchâssis, qui est ainsi tenu parfaitement en équilibre sur ces tourillons,autour desquels on le fait basculer à chaque opération, pour vider les al-véoles. Un long ressort en bois H', semblable à celui des fig. 1 et 2, estretenu par ses extrémités entre deux chapes en fer, scellées contre une po-tence ou contre un mur, et à son centre est aussi un piton /', dans lequels’agrafe le crocheté', qui est attaché au milieu d’un d s grands côtés duchâssis. Ainsi disposé, ce mécanisme se manœuvre absolument comme leprécédent, le bon blé tombe dans le bout à la partie inférieure du planincliné où il est reçu dans un sac, tandis que les mauvaises graines sedéversent en dessous, lorsqu’on retourne le châssis.
Voici le prix de ces trieurs destinés à l’agriculture, et qui peuvent êtreaisément mus par un jeune homme, par une femme ou même par unenfant.