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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
Numéros
Dimensions principales.
Quantité
■
■■ ■ —
des
BLÉ TRIÉ
Avec bâtis
OBSERVATIONS.
TRIEURS.
Longueur.
Largeur.
en 12 heur.
et supportsen fer.
Avec bâtis.
Sans bâtis.
mètr.
mètr.
lit.
fr.
fr.
fr.
Les appareils
\
t ,33
0,33
500
175
150
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avec bâtis etsup- i
ports ont l’avan- ■'
2
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275
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223
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3
1,90
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550
lieu à un autre ;
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2,000
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ils ne sont sujets,
ainsi que les au-
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2,30
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3,000
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aucune répara-tion.
Maintenant, si l’on veut se rendre compte des services que de tels appa-reils sont susceptibles de rendre à l’agriculture, il suffira de jeter les yeuxsur la statistique des blés employés comme semences.
En France seulement, où la production a plus que triplé depuis un siècleet demi, quoique la population ait à peine doublé, on sème moyennementpar année, depuis 1839, 17 à 18 millions d’hectolitres de froment et deseigle (1). Or, tout le monde sait que les agriculteurs en général, paient lesblés, à peu près propres, dont ils ont besoin pour leurs semences, 2 à 3 fr.de plus par hectolitre que les blés marchands destinés à la mouture ; etceux qui sont choisis, triés à la main, 4 à 5 francs de plus. Comme le triageà la main est extrêmement long, et qu’on ne trouverait jamais assez debras pour le faire, on comprend que l’on rencontre peu de blés de cettesorte. Et cependant il serait de la plus grande importance que tous lesfroments, seigles, orges et avoines, destinés à la semence, fussent bientriés, afin de produire de bonnes récoltes.
On peut constater qu’une semence bien épurée donne un dixième debons produits de plus que celle qui ne l’est pas. En effet, les mauvaisesgraines que l’on sème produisent une foule de plantes parasites, qui usur-pant une place qui ne leur est pas due, absorbent les parties nutritives dela terre, et gênent le développement du blé, qui ne porte plus que desépis grêles et à grains avortés. Cet inconvénient est d’autant plus grave,que d’une part, il cause une perte jéelle au cultivateur, et de l’autre, iloccasionne plus de frais, plus de peine, au nettoyage.
D’après les données précédentes, l’agriculture paie ses semences 30 à 40millions par année de plus qu’elle ne paierait des blés marchands, et mal-gré ses énormes sacrifices, elle voit ses champs infestés de mauvaisesherbes, qui lui causent des dommages considérables. Avec les trieurs mé-
( 4 ) On lit, dans la circulaire que M. le ministre de l’agriculture et du commerce vient d’adresserà tous les préfets, en date du 46 novembre 48-46, que : La consommation actuelle de la France , pourla nourriture des habitants et des animaux, pour les semences et pour les usages industriels, peutêtre évaluée à 120 millions d’hectolitres de froment méteil et seigle.