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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
RÉSERVOIRS D’HUILE A PRESSION ATMOSPHÉRIQUE.(planche 26).
M. Gargan, mécanicien fort intelligent, est l’auteur d’un nouveau système degraissage qu’il appelle atmosphérique, et qui est destiné à éviter tous les acci-dents qui arrivent malheureusement trop souvent dans les usines où l’on a l’habitudede graisser avec des burettes et pendant la marche des machines.
Au moyen de cet appareil, que nous avons représenté en coupe verticale, flg. 6,pl. 26 , on obtient, à des intervalles égaux, un graissage égal, suffisant et économi-que, réglé par la marche de la machine même.Voici comment : sur le trou ménagéordinairement à la partie supérieure des paliers A est vissé un réservoir d’huile B,traversé par une petite tige a,dontla partie inférieure présente la forme triangulaired’une soupape, afin de laisser un passage à l’huile ; et la partie supérieure, d’abordcylindrique et arrondie, présente la même section pour le passage de l’air ; une petiteembase, garnie d’étoupes, bouche hermétiquement l’ouverture du réservoir B. Cedernier porte sur le côté une plaque de fer b qui reçoit tout le mécanisme faisantmanoeuvrer la tige a. A cet effet, l’arbre c , dont on doit graisser les coussinets d,porte un goujon ou came e qui vient butter sur une petite roue à rochet /, laquelle,montée sur l’axe d’une vis sans fin g, fait mouvoir très-lentement la roue den-tée h. L’axe de cette dernière porte une came ou excentrique i (dessinée en détailfig. 7), et qui, agissant sur une tige à ressort j, l’élève de toute son excentricité.C’est à ce moment que la tringle j, poussée par le ressort, tend à redescendrevivement sur le petit rayon de l’excentrique et à produire par suite sur la tige a ,au moyen de la pièce l , un choc qui, tendant à l’enfoncér, laisse pénétrer l’air parla partie triangulaire et force l’huile à s’écouler par la partie inférieure. Mais commeau moyen de l’élasticité de cette pièce l le choc et le dégagement sont instantanés,il ne s’échappe qu’une très-faible partie de liquide, et la tige a , sollicitée par leressort à boudin n , reprend sa position primitive.
On comprend qu’au moyen de dentures différentes , on peut produire le grais-sage à des intervalles voulus. L’appareil que nous avons représenté sur le dessinà l’échelle de 1/5, peut suffire pour alimenter l’arbre moteur d’une machine àvapeur de 6 chevaux, à raison d’un graissage partiel toutes les deux heures,soit toutes les 6,000 révolutions.
Ce mode de lubréfaction, qui peut, au premier abord, paraître dispendieux,est pourtant très-économique, autant par les pertes de temps de construction quepar la quantité d’huile qu’il épargne ; et si l’on considère les accidents qu’il peutéviter, on doit le mettre au nombre des appareils réellement utiles à l’industrie.
Dans le cas où les coussinets que l’on veut graisser ne sont pas abordables à lamain, on supprime le rochet et son cliquet et on agit sur la soupape à émissiond’air au moyen d’une perche armée d’un crochet.