PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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deux corps de pompes, il y a réellement quatre pistons, agissant chacunpour leur propre compte, et ayant leurs jeux de soupapes d’entrée et desortie tout à fait distincts, comme aussi les soupapes de sûreté ou deretour, qui ont chacune leur contre-poids particulier.
Ces appareils, construits généralement pour les fabriques de sucre debetterave, et pour les fabriques d’huile, sont évidemment applicables à unefoule d’autres industries. On ne saurait trop les répandre, et faire con-naître celles qui présentent, dans leur combinaison, dans leur jeu, des dis-positions particulières.
DESCRIPTION DE LA POMPE HYDRAULIQUE ,
REPRÉSENTÉE FIG. 1 A 8, PL. 30.
La 6g. I", qui est une élévation vue de face de l’appareil monté, repré-sente d’un côté l’un des corps de pompe, vu extérieurement, et l’autre,coupé par un plan vertical passant par son axe, et vers le milieu de la bâcheen fonte qui les porte.
La fig. 2° est un plan vu en dessus d’une partie du mécanisme moteur,et d’une partie des pompes et des soupapes.
La fig. 3 e représente une projection latérale de l’appareil et une coupetransversale de la bâche qui contient l’eau.
Pistons et corps de pompes. — On voit par ces hgures que les deuxpompes d’injection A, qui composent la partie la plus importante de toutl’appareil, sont accouplées, et assises sur le couvercle rectangulaire quirecouvre la bâche en fonte ou le réservoir d’eau B. Ces corps de pompessont en bronze, fondus chacun d’une môme pièce, avec les tubulures quireçoivent les soupapes d’évacuation ou de sortie. Comme nous l’avons dit,ils sont doubles, c’est-à-dire que leur partie supérieure, la plus forte, estalésée à un diamètre de 54 millim., tandis que la partie inférieure, la plusfaible, n’a qu’un diamètre moitié, ou 27 millim. Ainsi, les pistons C C' queces pompes reçoivent, sont aussi formés de deux cylindres inégaux, dontl’un C a 24 millim. de diamètre, et l’autre C' 48 millim. ; ils sont solidairesavec les tiges D, qui leur transmettent le mouvement rectiligne alternatif,que leur communiquent les bielles en fer forgé E.
Soupapes. — Au bas de chaque corps de pompe est appliquée une tubu-lure en cuivre F, dans laquelle est ajustée la soupape d’aspiration a, de formeconique, et qui plonge dans la bâche, afin de laisser entrer l’eau quandle petit piston C s’élève ; cette soupape se ferme dès que celui-ci descend.Une seconde tubulure F' est adaptée sur le côté du même corps de pompepour recevoir une soupape a' semblable à la précédente, et plonge égale-ment dans la bâche, afin de livrer entrée à l’eau par l’effet de l’aspirationdu gros piston C/ qui monte en môme temps que le petit, puisqu’il ne faitqu’une seule et môme pièce. Il résulte de cette disposition que, pendantl’ascension du double piston, l’eau est aspirée à la fois par les deux tubu-lures F et F'; et dès que ce double piston commence à descendre, cette