PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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on peut faire agir la machine, l’inclinaison des aubes étant invariable.
Pour mettre entièrement à couvert les divers engrenages qui fonction-nent en dehors du bateau, et empêcher que les corps flottants, en s’enga-geant dans la denture, ne viennent à les briser, on peut les entourer d’unecaisse en cuivre ou en tôle qui les garantirait complètement. Cette caissedoit être fixée solidement aux bras et aux jantes de la roue à aubes et êtremunie de plusieurs portes pour les visites et le graissage.
Pour éviter également le bruit que pourraient occasionner les palettes etles dents de pignons, on rend toutes les palettes solidaires au moyen debielles M, qui viennent se relier à des tourillons fixés sur un œil ménagésur les pignons H, et remplissant les fonctions d’une manivelle. Ainsi, dansle cas de huit palettes, les bielles forment un octogone régulier.
PERFECTIONEMENTS DANS LES PROCÉDÉS DE DÉCOUPAGE,d’estampage et d’impression d’objets métalliques,
PAR M. ALARD-FLEURY , GRAVEUR INDUSTRIEL, A PARIS .
Ces perfectionnements sont relatifs , d’une part, aux modifications que l’auteur afait subir à l’appareil au moyen duquel on opère, et de l’autre, aux dispositionsparticulières et ingénieuses qu’il a appliquées à cet appareil, soit pour le décou-page , soit pour l'estampage, ou l’impression des pièces de métal.
L’appareil, quoique construit sur des principes bien connus en mécanique, etemployés dans différentes circonstances, est cependant fort remarquable par sapuissance, comme par la construction même de plusieurs des parties qui le com-posent. A bien regarder, ce n’est autre qu’une presse continue à genouillère, maisétablie avec des améliorations et des modifications importantes dans le mécanisme,pour la faire agir avec la plus parfaite exactitude, et construite, d’ailleurs, sur desdimensions considérables qui permettent de produire d’énormes pressions, et dis-posée, en outre, pour opérer sur des pièces d’une grande surface, et d’avoir de lon-gues courses. II en résulte que l’on peut, sur une telle machine, travailler un grandnombre de pièces qu’il était de toute impossibilité de faire auparavant, et mêmedes objets que l’on n’aurait probablement pas en la pensée de faire.
Ainsi, par exemple, pour fabriquer des couverts d’une seule pièce , ou d’autresobjets d’orfèvrerie, cet appareil devient d’une application facile, économique et très-avantageuse ; il permet d’opérer non-seulement avec célérité, mais encore avecune précision, une régularité remarquables, auxquelles il est impossible d’attein-dre avec les moyens ordinaires employés jusqu’à présent. Il permet aussi de sim-plifier sensiblement les préparations des pièces qui doivent être soumises à sonaction, condition importante pour la fabrication parce qu’il y a économie de main-d’œuvre et de matière.
Nous reviendrons sur cette machine et ses applications dès que nous en auronsconstaté les résultats ; nous pouvons toujours dire que les arts industriels doivent àM. Alard-Fleury des améliorations très-remarquables, et qü’il doit être placé aupremier rang à Paris , parmi les graveurs de métaux.