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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
Les dents de la crémaillère sont assez fines pour que dans chaque oscilla-tion de la pédale, et par suite dans chaque mouvement du levier et durochet, elle ne marche que d’une quantité correspondante au faible inter-valle qui doit exister d’une rangée de trous à l’autre; pour cela, la branchehorizontale U est limitée dans sa course par un arrêt qui est appliqué à latige verticale q (fig. 8), au-dessous de la table de fonte O. A chaque course,le chariot ne peut reculer, parce qu’il est retenu par un cliquet d’arrêt squi l’engage constamment dans les dents de la crémaillère.
Le châssis mobile P porte sous ses deux grands côtés des coulisseaux encuivre r (fig. 10), dont l’un est méplat, et repose directement sur le bordsupérieur du bâtis, et l’autre est angulaire et ajusté sur une règle droite yde même forme, vissée au côté intérieur opposé du bâtis ; par conséquent,lorsqu’il est mis en mouvement par la crémaillère, il est forcé de suivre unedirection parfaitement droite.
Du lisage. La feuille de dessin que l’ouvrier doit lire pour en piquerles trous correspondants sur les feuilles de carton , est appliquée sur untableauV (fig. 8 et 9), qui est soutenu par deux consoles en fer X, et élevé à lahauteur convenable ; elle y est fixée au moyen d’une règle à biseau Y quel’on serre au moyen de deux vis à écrous à oreilles par ses deux extrémitésseulement. Une seconde règle fixe Y', semblable à la précédente, se ter-mine également en biseau en laissant un espace entre les deux correspon-dants à quatre rangées de petits carrés dont la feuille de dessin est couverte.Ces carrés sont nuancés de noir ou de blanc, ou de dilïérentes couleurs,pour indiquer soit les trous qui doivent être percés dans les cartons, soitles parties qui, au contraire, ne doivent pas l’être.
Pour pouvoir percer une rangée de trous sur la largeur du carton, l’ou-vrier doit lire à la fois autant de carrés qu’il y a de touches et de poinçons,en ayant le soin de distinguer les carrés noirs ou coloriés qui indiquent lestrous à percer (et par conséquent les touches sur lesquelles il doit poserles doigts), des carrés blancs qui indiquent la place des poinçons qui nedoivent pas agir, et par conséquent les équerres qu’il ne faut pas toucher.Afin qu’il ne commette pas d’erreur dans cette lecture, les bords des règlesà biseau sont divisés et numérotés suivant le nombre de touches ou depoinçons. Comme il ne serait pas commode pour l’ouvrier de faire tenir surune seule et même ligne de dessins toute la quantité de carrés correspon-dante au nombre de trous et de parties non percés qui doivent exister surtoute la surface de chaque feuille de carton, on dispose le dessin de ma-nière à ne comprendre sur la même ligne qu’une certaine partie de lafeuille, puis sur une seconde, sur une troisième , et même sur une qua-trième ligne, les parties suivantes. On s’arrange, d’ailleurs, pour que laportion apparente du dessin, qui est placée entre les biseaux des deuxrègles, comprenne toute la surface du carton ; de sorte qu’on ne changele dessin de place que lorsqu’on change aussi de carton.
Une roue ou poulie à gorge Z est rapportée sur le côté de la machine,