PUBLICATION INDUSTRIELLE. 431
« 3° Elle réalise tous les avantages des machines à détente variable et àcondensation, par la rapidité de la condensation de la vapeur d’éther ;
« 4° Placée près de la machine à vapeur ordinaire, elle marche et produitgratuitement une force égale à celle de la machine à vapeur d’eau, dontelle utilise la vapeur à la sortie du cylindre;
« 5° Elle produit par condensation en vase clos de cette vapeur un cou-rant constant d’eau douce et distillée, quelle que soit la nature de l’eauemployée pour la production de la vapeur chauffante ;
« 6° Enfin, il n’y a aucun danger d’explosion ni de détérioration, car lachaudière n’est soumise qu’à la chaleur régulière et peu élevée de la vapeurd’eau chauffante.
«Considérée comme conjuguée, et marchant conjointement avec unemachine à vapeur d’eau, elle donne :
« 1° Une économie d’au moins 50 p. 0/0 dans le combustible, puisqu’elledouble la force de la machine à vapeur d’eau, en produisant gratuitementune force plus qu’égale à celle de cette dernière, par le simple emploi dela chaleur à sa sortie du cylindre et sans nuire à sa marche ;
« 2° Employée dans les bâtiments, les bateaux et les locomotives, elleles décharge du poids et du volume de ce combustible, puisqu’elle n’enexige que la moitié pour produire une force équivalente ;
« 3° Elle permet d’alimenter la chaudière de la machine à vapeur d’eau,avec de l’eau douee et distillée, sur les rivières, sur terre et sur mer ; cetteeau bout à 100 degrés, tandis que l’eau de la mer ne bout qu’à 107.
« 4° Elle reporte cette alimentation à la chaudière à eau, cette eaudistillée conservant une température de 45 à 50 degrés, donnant ainsiune nouvelle économie dans le combustible, puisqu’au lieu d’alimenter lachaudière avec de l’eau à 20 ou 25 degrés, comme dans les machines ac-tuelles à condensation, elle les alimente avec de l’eau à 50 degrés.
« 5° Cette eau distillée et douce, ne laissant aucune incrustation dans lachaudière à eau, qui n’est par conséquent plus exposée à être brûlée, faitdisparaître les chances d’explosion qui en sont la conséquence et en pro-longe considérablement la durée.
« 6° Les incrustations n’étant plus à craindre, les nettoyages deviennentrares et faciles ; on peut donc employer les chaudières tubulaires avec tousleurs avantages, qui sont la diminution dans le poids et la place, la promp-titude du chauffage et le meilleur emploi du combustible, sans être exposéà leurs inconvénients.
« 7° Enfin, la chaudière n’étant alimentée que par l’eau résultant de lacondensation de la vapeur dépensée par la machine à vapeur d’eau, on n’apoint à craindre l’élévation du niveau de la chaudière. De même que latotalité de la condensation étant réintroduite au fur et à mesure de la dé-pense de la machine, et la perte étant insensible dans les appareils bienfaits, son abaissement ne peut avoir lieu que dans un temps assez long, cequi, en dispensant d’une surveillance de tous les instants, détruit la cause