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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
des explosions qu’occasionnent l’abaissement ou l’exhaussement trop ra-pide du niveau, d’autant plus que la pompe alimentaire n’ayant à intro-duire que de l’eau distilllée, ses clapets ne sont point sujets à déran-gement. »
FLOTTEUR EXTÉRIEUR A SIFFLET, PAR M. DALIOT,
REPRÉSENTÉ FIG. 7 , PL. 38.
M. Daliot, inspecteur de la navigation fluviale à Paris , s’est beaucoupoccupé d’appliquer sur les chaudières des navires à vapeur des appareils desûreté, parmi lesquels on a remarqué, lors de l’exposition de 1844, unsystème de flotteur extérieur que nous avons représenté en coupe verticale( fig. 7, pl. 38). Cet appareil présente des avantages réels, surtout pour lanavigation en rivière, où les oscillations du bateau ne sont pas très-con-sidérables.
Il se compose d’une sorte de cloche en cristal ou plutôt en fonte A, quirenferme à l’intérieur un contre-poids ou le flotteur proprement dit B, encuivre mince et creux, terminé de chaque bout par une petite tige qui luisert de guide, pour que, dans son mouvement ascensionnel ou descension-nel, il reste toujours dans l’axe vertical de la cloche. Celle-ci repose sur unetubulure C, qui est munie d’un robinet D, et qui s’applique sur la partiesupérieure de la chaudière E. A cette tubulure est rapporté un tube verti-cal F qui plonge dans celle-ci en descendant un peu plus bas que la ligneab qui indique le niveau ordinaire de l’eau.
La même cloche est surmontée d’une espèce de soupape G percée d’untrès-petit trou à son centre, et sur laquelle est vissé un sifflet d’alarme a,construit en cuivre avec timbre au-dessus, comme les sifflets en usage,soit sur les chaudières fixes, soit sur les locomotives.
D’après cette disposition, lorsque le robinet D est ouvert, s’il y a del’eau dans la chaudière jusqu’à la ligne ab, la pression de la vapeur faitnaturellement monter l’eau par le tube dans tout l’appareil, qui alors seremplit; le flotteur B, poussé jusqu’au sommet de la cloche, bouche com-plètement le petit orifice qui est pratiqué au centre du porte-sifflet. Mais,si on suppose que le niveau baisse dans la chaudière d’une certaine quan-tité, de manière que l’extrémité du tube vertical E soit à découvert, leflotteur n’étant plus soutenu, parce qu’alors l’eau s’écoule dans la chau-dière , tombe aussitôt sur sa base, et la vapeur trouvant passage à traversles ouvertures pratiquées au bas et au sommet de la cloche, s’échappe parle sifflet avec violence, en produisant ce son aigu et pénétrant qui se faitentendre à une grande distance.
Cet appareil, approuvé par la commission des ingénieurs des mines,chargés de l’inspection de la navigation sur la Seine , a été appliqué dansun grand nombre de bateaux à vapeur, et de chaudières pour machinesfixes. La Société d’Encouragement a honoré l’auteur d’une récompensepour cet appareil.