Band 
Tome cinquième.
Seite
437
JPEG-Download
 

PUBLICATION INDUSTRIELLE.

437

membre dune commission chargée de donner son avis, sur le tubage du puitsforé de labattoir de Grenelle, à la suite de laplatissement du tube ascensionnel encuivre qui y avait été descendu, les expériences suivantes, quil a bien voulu mecommuniquer.

Un tube en tôle de 0 m ,135 de diamètre intérieur, 0,005 dépaisseur, et dunelongueur de 8 mètres , a été placé dans lintérieur dun autre tube de 0 m ,175 dediamètre ; dans lintervalle annulaire, compris entre les deux tubes et fermé à sesextrémités par des disques en tôle, on a foulé de leau à laide dune pompe depression : une soupape dépreuve, adaptée au tube extérieur, a été chargée de poidscroissants dans les essais successifs, de manière à ce que les accroissements decharge correspondissent à une pression de 5 atmosphères. La pression dépreuve aété portée ainsi jusquà 65 atmosphères, sans que le tube intérieur éprouvât aucundommage , et sans que rien indiquât une altération quelconque du système. Lors-quon a voulu porter la pression dépreuve jusquà 70 atmosphères, le tuyau enplomb qui amenait leau de la pompe foulante sest rompu, ce qui a empêché depousser lexpérience plus loin.

Un tuyau en cuivre de 3 millimètres dépaisseur et 0 m ,2I6 de diamètre, a étéplacé de la même manière dans lintérieur dun tuyau en tôle de 0 m ,25 de diamètre,et muni dune soupape dépreuve, que lon a dabord chargée dun poids corres-pondant à une pression de 5 atmosphères. Sous cette pression , on a reconnu que letube en cuivre se déformait déjà et présentait sur un de ses points une dépressionmarquée. On a augmenté la charge jusquà 10 atmosphères; mais avant que cettepression fût atteinte, le tuyau intérieur sest aplati en prenant la forme dun 8. Lesrésultats de cette dernière expérience sont analogues à ceux des épreuves deschaudières de lhospice de Bordeaux , et des bateaux à vapeur les Éclairs et lesGaronnes. Le tube en cuivre de 216 millimètres de diamètre et de 3 millimètresdépaisseur, sil eût été soumis à une pression intérieure, se serait déchiré, en sup-posant au métal une ténacité absolue de 20 kilog. par millimètre carré, sous unepression de 53 à 54 atmosphères. Il a cédé sous une pression de moins de 10 atmo-sphères exercée de dehors en dedans.

La première expérience de M. Mary nous montre un tube en tôle de 0 m ,135 dediamètre, et 0,005 dépaisseur, résistant parfaitement à une pression de 65 atmo-sphères, dirigée de lextérieur vers lintérieur. En supposant à la tôle une ténacitéabsolue de 36 kilog. au millimètre carré, le même tube aurait cédé à une pressionintérieure de 259 à 260 atmosphères. La pression à laquelle ce tube a été soumis,sans quil commençât à saplatir, a donc été poussée jusquau quart de la pressionà laquelle il aurait céder, si cette pression sétait exercée de lextérieur verslintérieur. Le tube en cuivre, au contraire, a été tout à fait aplati sous une pressionqui nétait pas encore 1 /5 de celle à laquelle il aurait probablement cédé si elle sefût exercée de lintérieur vers lextérieur, et de plus, la déformation de ce tube étaitdéjà apparente sous une pression qui natteignait pas 1/10 de cette dernière (1).

Il semble résulter des essais faits à Bordeaux et des expériences précédemment

(\) Plusieurs constructeurs de Paris , et entre autres M. Beslay, exécutent dans leurs ateliers deschaudières à tubes calorifères en tôle douce. Ces tubes sont verticaux, cloués ou fixés par des bou-lons aux deux fonds plats supérieur et inférieur de la chaudière. Us ont de 0m,11 à 0^,12 de dia-mètre intérieur et 1 m ,10 â im,20 de longueur. Lépaisseur de la tôle est de 5 millimètres.

Ces chaudières sont soumises à une pression dépreuve effective de 12 à 15 atmosphères à laquelleles tubes calorifères ont toujours parfaitement résisté.

V.

30