PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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membre d’une commission chargée de donner son avis, sur le tubage du puitsforé de l’abattoir de Grenelle, à la suite de l’aplatissement du tube ascensionnel encuivre qui y avait été descendu, les expériences suivantes, qu’il a bien voulu mecommuniquer.
Un tube en tôle de 0 m ,135 de diamètre intérieur, 0”,005 d’épaisseur, et d’unelongueur de 8 mètres , a été placé dans l’intérieur d’un autre tube de 0 m ,175 dediamètre ; dans l’intervalle annulaire, compris entre les deux tubes et fermé à sesextrémités par des disques en tôle, on a foulé de l’eau à l’aide d’une pompe depression : une soupape d’épreuve, adaptée au tube extérieur, a été chargée de poidscroissants dans les essais successifs, de manière à ce que les accroissements decharge correspondissent à une pression de 5 atmosphères. La pression d’épreuve aété portée ainsi jusqu’à 65 atmosphères, sans que le tube intérieur éprouvât aucundommage , et sans que rien indiquât une altération quelconque du système. Lors-qu’on a voulu porter la pression d’épreuve jusqu’à 70 atmosphères, le tuyau enplomb qui amenait l’eau de la pompe foulante s’est rompu, ce qui a empêché depousser l’expérience plus loin.
Un tuyau en cuivre de 3 millimètres d’épaisseur et 0 m ,2I6 de diamètre, a étéplacé de la même manière dans l’intérieur d’un tuyau en tôle de 0 m ,25 de diamètre,et muni d’une soupape d’épreuve, que l’on a d’abord chargée d’un poids corres-pondant à une pression de 5 atmosphères. Sous cette pression , on a reconnu que letube en cuivre se déformait déjà et présentait sur un de ses points une dépressionmarquée. On a augmenté la charge jusqu’à 10 atmosphères; mais avant que cettepression fût atteinte, le tuyau intérieur s’est aplati en prenant la forme d’un 8. Lesrésultats de cette dernière expérience sont analogues à ceux des épreuves deschaudières de l’hospice de Bordeaux , et des bateaux à vapeur les Éclairs et lesGaronnes. Le tube en cuivre de 216 millimètres de diamètre et de 3 millimètresd’épaisseur, s’il eût été soumis à une pression intérieure, se serait déchiré, en sup-posant au métal une ténacité absolue de 20 kilog. par millimètre carré, sous unepression de 53 à 54 atmosphères. Il a cédé sous une pression de moins de 10 atmo-sphères exercée de dehors en dedans.
La première expérience de M. Mary nous montre un tube en tôle de 0 m ,135 dediamètre, et 0,005 d’épaisseur, résistant parfaitement à une pression de 65 atmo-sphères, dirigée de l’extérieur vers l’intérieur. En supposant à la tôle une ténacitéabsolue de 36 kilog. au millimètre carré, le même tube aurait cédé à une pressionintérieure de 259 à 260 atmosphères. La pression à laquelle ce tube a été soumis,sans qu’il commençât à s’aplatir, a donc été poussée jusqu’au quart de la pressionà laquelle il aurait dû céder, si cette pression s’était exercée de l’extérieur versl’intérieur. Le tube en cuivre, au contraire, a été tout à fait aplati sous une pressionqui n’était pas encore 1 /5 de celle à laquelle il aurait probablement cédé si elle sefût exercée de l’intérieur vers l’extérieur, et de plus, la déformation de ce tube étaitdéjà apparente sous une pression qui n’atteignait pas 1/10 de cette dernière (1).
Il semble résulter des essais faits à Bordeaux et des expériences précédemment
(\) Plusieurs constructeurs de Paris , et entre autres M. Beslay, exécutent dans leurs ateliers deschaudières à tubes calorifères en tôle douce. Ces tubes sont verticaux, cloués ou fixés par des bou-lons aux deux fonds plats supérieur et inférieur de la chaudière. Us ont de 0m,11 à 0^,12 de dia-mètre intérieur et 1 m ,10 â im,20 de longueur. L’épaisseur de la tôle est de 5 millimètres.
Ces chaudières sont soumises à une pression d’épreuve effective de 12 à 15 atmosphères à laquelleles tubes calorifères ont toujours parfaitement résisté.
V.
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