PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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pas 12 centimètres par seconde (qui est suffisante pour le fer, et qui doitse réduire à 8 centimètres pour la fonte), le nombre de tours du plateaudoit être au plus de 2,5 par minute.
Pendant que les outils tournent avec le disque, la pièce à dresser doits’avancer vers le centre de celui-ci, d’une quantité proportionnée, et tou-jours très-lentement. Pour cela, les constructeurs ont cru devoir prendre,comme on le fait dans les autres machines à raboter, le mouvement surl’arbre môme du disque. Ainsi, à l’extrémité amincie de cet arbre, ils ontadapté un pignon droit F, (fig 6), qui engrène avec un autre semblable G,monté sur un axe intermédiaire en fer e que l’on voit sur le côté de l’appa-reil ; sur cet axe est une roue à denture arrondie H, communiquant parune chaîne sans fin que l’on fait passer sur sa circonférence à une seconderoue égale IF, placée tout à fait à l’extrémité de l’axe transversal I.
Cet axe, placé en dehors du banc de fonte J, sur lequel tout le systèmeest solidement établi, porte aussi une vis sans fin /, qui alors commandela roue à dents inclinées K. Cette dernière, ajustée sur la tête carrée quitermine la longue vis de rappel L, lui imprime un mouvement de rotationqui est extrêmement lent, comparativement à celui du plateau porte-burin.Un écrou en bronze g, traversé par cette vis, est rapporté au dessous duchariot de fonte M, qu’il entraîne dans sa marche rectiligne, et par consé-quent avec lui la pièce B, qui est fixée sur la table de ce chariot, au moyende pattes ou de boulons, comme dans les autres machines connues.
On comprend , sans doute, qu’une telle machine, par la disposition deses burins, travaille absolument comme les outils qui sont appliqués sur lemanchon ou le mandrin d’une machine à aléser; mais ici, par cela mêmequ’ils n’attaquent pas constamment sur toute une surface cylindrique,puisqu’ils n’ont toujours à agir que sur des pièces dont l’étendue, en hau-teur surtout, est très-limitée, on doit calculer le travail qu’ils peuventfaire en s’ajoutant l’un à l’autre. Ainsi, le disque portant 8 burins sur cha-que face, si on suppose que l’avancement successif de la pièce soit de1/4 de millimètre, par exemple, pour chacun, on voit que pour les huit,c’est-à-dire pour une révolution entière du plateau, l’avancement devraêtre de 2 millimètres ; c’est donc sur cette donnée que l’on doit combinerles mouvements du chariot. On pourrait, d’ailleurs, varier, au besoin , ledegré d’avancement avec des pignons ou des roues de rechange qu’il seraitextrêmement facile de remplacer. A ce simple aperçu on peut aisémentse rendre compte de la grande quantité de travail qu’il est possible de fairechaque jour avec une telle machine. Elle s’applique à une foule d’objets,de pièces mécaniques qu’il importe de dresser avec beaucoup de soin ;nous devons toutefois observer que lorsqu’il s’agit de brides ou de chapesdemi-circulaires, comme celle B représentée fig. 7, on est dans l’obligationde les terminer sur une autre machine, à cause de la partie cintrée qui nepeut évidemment se faire sur celle-ci.