PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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En publiant la machine h briques de M. Carville, dans le 2° vol. de cerecueil, nous avons donné le dessin et la description de son tonneaubroyeur, qui exclusivement appliqué au broyage des terres propres à lacomposition des briques, tuiles ou carreaux, est également applicable à lafabrication du mortier, dont le travail est tout à fait identique. L’inventeury a apporté depuis une modification assez importante, et qui consiste à for-mer le fond du tonneau d’une grille composée de barreaux en fer, donton peut varier l’écartement à volonté. M. Carville a livré un grand nombrede ses machines, et M. Cavé les moteurs à vapeur et autres appareils pourle gigantesque travail relatif au barrage du Nil , en Égypte , travail qui estexécuté avec une grande activité et beaucoup d’intelligence , sous la direc-tion d’un habile ingénieur français , M. Mougel.
Les machines à mortier établies à la direction maritime de Cherbourg ,par M. Cavé, sont aussi des cylindres ou des tonneaux à axe vertical, maiscomplètement fermés dans le fond ; le mortier suffisamment broyé, trouveissue à la fois par quatre ouvertures, que l’on règle et que l’on ferme àvolonté, au moyen de quatre portes ou registres en métal à coulisses, quisont adaptés vers la partie inférieure du broyeur, et diamétralement op-posés pour rendre l’écoulement plus rapide et plus régulier. Avec une seuleouverture, le sable et la chaux s’accumulent dans la partie du tonneau op-posée à la porte, et ne trouvant pas d’issue, ils s’y compriment fortement,au point qu’ils peuvent arrêter la marche de l’arbre et de ses bras dentés.
L’un de ces appareils est représenté en coupe verticale, fig. l re pl. 2 e , eten section horizontale, fig. 2. On voit qu’il se compose d’un grand cylindreen tôle A, qui n’a pas moins de l m 50 de hauteur ; il repose sur un disquecirculaire B, en fonte, qui lui sert de fond, et qui est solidement assis surun massif octogonal en maçonnerie. Au centre de ce disque est une cra-paudine a , qui renferme un grain d’acier, pour recevoir le pivot de l’arbrevertical en fer forgé C, auquel on imprime un mouvement de rotationcontinu.
Le cylindre n’est pas d’une seule pièce comme le montre le plan fig. 2';il est formé de quatre feuilles ou plaques de tôle forte, rivées à des cor-nières en fer b, qui sont elles-mêmes appliquées et boulonnées sur quatremontants de fonte A', terminées à leur partie supérieure, comme à leurpartie inférieure, par des pattes à équerre, qui servent d’une part à lesassujétir sur le fond B, et de l’autre à les réunir par un cercle de fonte I),afin de rendre le tout entièrement solidaire. Cette construction est évidem-ment plus dispendieuse que celle d’un tonneau composé de douves épaissesen chêne et cerclé en fer, mais aussi elle présente beaucoup de chances, desolidité et de durée.
A l’intérieur du cylindre, sont rapportés trois croisillons à quatre bran-ches E, qui sont percés au centre pour le passage libre de l’arbre, et cou-dés à l’extrémité des bras, pour se fixer par des boulons à écrous extérieursaux montants verticaux du tambour; par conséquent sont entièrement