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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
immobiles. L’arbre G, est aussi armé de quatre croisillons semblables F,disposés au-dessus et au-dessous des premiers, mais sans être coudés auxbranches. Tous ces croisillons sont munis à chaque branche d’une suite dedents ou broches en fer c et d , dont la section présente la forme de lo-sange ayant la plus grande diagonale dirigée suivant les circonférencesconcentriques, et la plus petite suivant des rayons concourant au mêmecentre. Les dents c qui appartiennent aux premiers croisillons E, sont pla-cées dans des lignes verticales qui correspondent au milieu des intervallesexistant entre celles des seconds F, de manière que celles-ci puissent aisé-ment passer entre les premières, lorsque l’arbre qui les porte est mis enactivité. Des rondelles de fonte r, solidaires avec les croisillons, main-tiennent constamment leur écartement et évitent des frottements trop con-sidérables. Il résulte de cette disposition, que le sable et la chaux qui arri-vent à la fois dans la partie supérieure du tonneau, sont nécessairementpris et triturés par cette forêt de broches, qui les mélangent en les broyant,et les conduisent successivement, mais avec une grande lenteur, jusquevers la partie inférieure. Pour que la trituration et le mélange se fassentavec toute la régularité, avec toute l’homogénéité désirables, on comprendqu’il faut, d’une part, opérer sur de petites quantités à la fois, et d’unautre côté, marcher avec très-peu de vitesse, afin de laisser les matièresséjourner un certain temps dans l’intérieur de l’appareil.
On conçoit aussi que des broyeurs d’une aussi grande dimension, doiventessentiellement être mis en mouvement par un moteur puissant; le con-structeur a établi, à cet effet, à l’atelier de Cherbourg , des machines àvapeur qui en font fonctionner plusieurs en même temps. Leur mouve-ment est communiqué à des arbres de couche semblables à celui G, fig. l re ,qui se trouve directement au-dessus du cylindre, et qui porte un pignond’angle h frein H, de 0 m 40 de diamètre seulement, lequel engrène avecune roue d’angle I, beaucoup plus grande, de l m 425, à dents de bois,montée sur le sommet de l’arbre vertical C ; le rapport entre ces deux en-grenages , est de 1 à 3,56 ; par conséquent, comme la vitesse moyenne del’arbre C, n’est que de 7 tours par V , l’arbre de couche G, est de
3,56 X 7 = 25,92
Soit 26 tours par minute.
D’après cette vitesse, on peut aisément se rendre compte de la marchedes dents ou des broches, qui opèrent le mélange et la trituration de lamatière ; remarquons que celles qui se trouvent le plus proche du centre,sont à 0 m 250, et par conséquent décrivent des circonférences de
0,25 x 2 x 3,14 = 1“ 570
Les plus éloignées sont à 0 m 790 du même centre, et décrivent des circon-férences de
0,79 x 2 X 3,14 = 4 m 960