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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
formules d’équilibre qui lui sont applicables, avec les notes et tableaux quinous ont été communiqués par MM. Mazeline, et qui sont dus à M. Allix,ingénieur de la marine royale.
DESCRIPTION DE LA MATURE REPRÉSENTÉE PL. 3.
La figure 1 est une vue de face de l’appareil tout monté, en admettantque l’on se place en le regardant du côté du bassin dans lequel se trouvele bâtiment à charger ou à décharger.
La figure 2 est une projection latérale, montrant l’inclinaison des bigueset la direction des haubans, ainsi que les treuils qui servent au service del’appareil.
Des bigues et des haubans. — Les bigues se composent de deux gran-des colonnes inclinées A, qui se rapprochent vers le sommet, et qui sontformées d’une suite de tambours cylindriques en tôle (fig. 3) de 0 m 70 dediamètre extérieur, rivés et réunis ensemble au moyen de cercles en ferméplat a. A l’intérieur de chacun d’eux, les constructeurs ont eu soin derapporter des entretoises b (fig. 4) en fer méplat également, dans le sensmême du plan passant à peu près par l’axe des bigues et des haubans, afinde leur donner plus de résistance, et qu’ils ne puissent fléchir par lacharge. Leur assemblage est fait comme dans les mâts en tôle que MM. Ma-zeline ont proposés il y a aussi plusieurs années, et qui ont été appliquésdepuis sur plusieurs navires ; M. Lemaître a fait de même pour les arbresen tôle de grande puissance, qu’il a été chargé de construire pour cettemaison.
A la base inférieure de ces bigues sont rapportés de forts tourillons enfonte B, de forme sphérique et tournés, ajustés dans des crapaudines defonte G (fig. 12), qui servent en même temps de plaques d’assise, logéeset scellées dans le massif en pierre de taille qui supporte tout l’appareilprès du bassin. Cette disposition d’ajustement à rotule permet au systèmede pivoter sur lui-même, et par conséquent de prendre à volonté des in-clinaisons différentes, suivant qu’on rallonge ou qu’on raccourcit les hau-bans D qui sont attachés à leur partie supérieure. Pour que cette attacheprésente toute la solidité désirable, les constructeurs ont aussi coiffé lesommet des bigues de chapiteaux ou chaises, en fonte E (fig. 5 et 6) quisont fixés aux derniers tambours, et traversés par les boulons c. Ceux-ci,retenus d’un côté au moyen d’écrous et de clavettes, présentent de l’autreune tête à œil, pour recevoir les chapes ou brides en fer d, auxquellesles haubans viennent s’attacher par leur extrémité.
Ces haubans se composent de deux longs et forts câbles ou cordages enchanvre, de près de 10 centimètres de diamètre, qui s’étendent en suivantla direction oblique indiquée sur la fig. 2, jusque dans le fond du bassin,où on les attache à des ancres en fer F; mais pour ne pas risquer de pourrirou de se détériorer par l’eau, leur partie inférieure est transformée en