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Tome sixième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

mur, la roue elle-même ayant sa vitesse ordinaire. Le frein était monté davance,pour que lon ne perdît pas de temps, et nous lavons immédiatement appliqué, nonsur larbre même de la roue, ce qui nétait pas possible, ni même sur un secondarbre horizontal, mais sur un troisième arbre vertical. Pendant toute la durée desexpériences au frein, deux dentre nous allaient successivement vérifier que leaune versait jamais au-dessus du même mur horizontal ; de sorte que, sil y avait euquelque différence, dailleurs insignifiante, dans le débit de la rivière, ce seraitplutôt au désavantage de leffet utile, comme le confirme la marche des expériencesdont leffet utile va toujours en diminuant; ce que nous nous sommes contentésdattribuer à de légères augmentations graduelles dans la vitesse de la roue, vitesse,bien entendu, uniforme pour chaque expérience.

Pendant toute la durée de nos opérations, un des meuniers en amont avait retenuune partie des eaux. Cette circonstance que nous avons bien fait constater, tendaità diminuer le rendement de la roue, construite pour faire fonctionner ordinaire-ment trois paires de meules, au moins, avec leurs accessoires, et qui nen pouvait,par suite, faire fonctionner que deux, bien que les résistances passives fussent enpartie constantes.

Leffet utile moyen de nos quinze expériences, disponibles sur le troisième axe,est de 0 m 7876 ; il nétait que denviron 0 m 77 pour les neuf dernières, la roue mar-chant moyennement à sa vitesse normale ; cest le chiffre pratique dont nous avonstenu compte; mais pour les six premières, il sest élevé moyennement à 0 m 817 en-viron, et si lon prend leffet maximum de 7.31 chevaux, on trouve 0 m 834. Il faudraitajoutera leffet utile, le frottement dépensé parles deux paires de roues dengrenages,pour connaître réellement la force disponible sur laxe de la roue, afin de pouvoir encomparer le système à celui des autres moteurs, ce qui élèverait sans doute le ren-dement maximum à près de 0 m 90. Nous ne sommes point encore entrés dans cesdétails; mais, au fond, ils seraient dautant plus utiles que le troisième arbre, dontle nombre de tours par minute na varié quentre 26 et 32, marchait beaucoup plusvite que celui de la roue, dont la vitesse normale ne donnait lieu quà 4.32 tourspar minute.

Le maximum deffet correspondait à 27 tours de larbre vertical; pour 26.50, onnavait que 7.18, chevaux, et que 7.05 pour 26 tours par minute de ce même arbre;pour 29 tours, on navait plus que 6.86, chevaux, et en définitive, pour 32 tours, que6.59, chevaux. M. Rudler a déjà soumis le tableau de ces expériences à M. Morin,en octobre 1844.

Les accidents qui avaient nécessité les réparations, sont communs à tous lessystèmes de roue de côté ; avec le temps, les paliers de la roue avaient tassé denviron0 m 01 ; par suite, les palettes sétaient usées dans le fond du coursier, et ne tou-chaient plus au col de cygne ; il sétait déclaré quelques fuites dans ce coursier,qui présentait en outre des saillies, etc., etc.

En résumé, les roues de côté, avec le perfectionnement qui leur a été apporté parMM.Corio'is et Bellanger, donnent un effet utile total quil paraît difficile de dépasserdans la pratique, en supposant même que nous eussions commis quelque erreur, eten tenant compte de ce que cette roue venait dêtre réparée ; elles jouissent à unhaut degré de lavantage de pouvoir débiter des quantités deau très variables. Con-server cet avantage en y joignant celui de pouvoir les faire marcher, plongées à deplus grandes profondeurs, et, au besoin, avec de plus grandes vitesses, tel est le butque je me suis proposé. Je présenterai dans peu une solution de ce problème.