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Tome sixième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE, 65

fixé au bâtis principal par des boulons, et il a une partie rentrante V ( tig. 3)pour loger les rognures qui sont débitées.

Des équerres en fer g (détaillées flg. 4) sont placées sur la table H, etretenues par des boulons qui traversent des rainures droites h pratiquéesdans son épaisseur, et que lon retient par des écrous à oreilles dans lespositions quelles doivent occuper par rapport aux couteaux. Avec lappli-cation de ces équerres, on peut rogner les feuilles avec une grande précision,de manière à les mettre dégale longueur, et il est facile de les découperdéquerre au moyen de la règle à rebord J, également solidaire avec lebord de la table, mais placée dans une direction perpendiculaire au plandes couteaux.

Quelquefois, lorsque le moteur de lusine est arrêté, on fait marcher lamachine à la main à laide dune manivelle K, que lon adapte au bout delarbre moteur; lorsquon na que des rognures à découper, par exemple, etque, par suite, la résistance est très-faible, on comprend quil suffit de laforce dun homme pour la mouvoir.

Dans les usines à fer ou à cuivre, toutes les planches sortant des lami-noirs doivent être rognées et souvent appareillées à des dimensions déter-minées, un tel outil est donc indispensable et fonctionne presque conti-nuellement. Lorsquon opère sur des feuilles minces, qui souvent nontpas un demi-millimètre, on peut faire marcher le porte-couteau assezrapidement de manière à donner 20 à 25 coupes par minute ; mais à mesureque les épaisseurs sont sensiblement plus fortes, il faut de toute nécessitéralentir la vitesse, quoique la puissance augmente en proportion.

Le cisailleur se place habituellement en M (flg. 2), dans lévidementformé tout exprès dans la construction du tablier ; il se met à léquerre aumoyen de la tringle ou de la règle J, qui est invariablement fixée, et il faitglisser les guides mobiles dans leurs coulisses pour les fixer aux points con-venables, et il na alors quà poser les feuilles de métal à rogner sur latable, entre les guides, les couteaux et la règle fixe ; aussitôt que la cisailleest mise en marche, cest-à-dire que la courroie est poussée sur la pouliemotrice G, lopération a lieu; le découpage se fait avec la plus grande faci-lité, et pour ainsi dire sans interruption.

Avec cet appareil, qui est monté à lusine à cuivre de Dangu, on peutcouper toutes les planches de cuivre ou de zinc, depuis les plus mincesjusquà celles dune épaisseur de 6 millimètres, et les feuilles de tôle jus-quà 2 millimètres et môme au delà. Ces dimensions comprennent les troisquarts des planches qui se fabriquent dans ces trois genres de métaux.

Cisaille a vapeur. Les fig. 5, 6, 7 et 8 représentent la forte cisailleà vapeur que M. Cavé a imaginée et construite pour plusieurs établisse-ments, soit pour servir spécialement à découper ou à rogner les bandesde roues, soit pour couper des barres de fer très-larges et très-épaisses, àchaud ou à froid. Elle se distingue dabord par lapplication directe de lavapeur, agissant sur un piston dont la tige est attachée au balancier porte-VI.

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