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Tome sixième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

couteau, et ensuite par la détente ou distribution variable qui permet dene dépenser la vapeur que proportionnellement à la résistance à vaincre.

Nous avons fait voir (tomes i et iv), que M. Cavé est le premierconstructeur en France qui ait appliqué le cylindre à vapeur directementau balancier dun découpoir, dun poinçon ou dune matrice quelconque.Il est aussi, nous nen doutons pas, celui qui a fait le plus grand nombredapplications de ce système, et à qui certainement on doit le plus.

Sa nouvelle cisaille est encore un modèle que nous ne craignons pas derecommander comme étant dun très-bon service. Cette machine est com-binée de telle sorte que lon peut à volonté faire marcher les tiroirs de dis-tribution à la main, ou bien par le moteur même, comme il est facile desen rendre compte par les figures.

Elle se compose de plusieurs pièces principales, dont lune A, qui estfondue dun seul morceau, sert non seulement de porte-couteau, maisencore de table et de support à tout lappareil ; il est assis sur deux fortescharpentes en bois B, qui lélèvent au-dessus du sol. Contre le bord extrêmede ce porte-couteau est boulonnée une forte lame dacier a bien dressée, etde forme rectangulaire, contre laquelle sappuie le couteau mobile b, quiest aussi composée dune lame dacier à section analogue, mais dont cepen-dant la face inférieure est inclinée, afin de présenter un angle plus petitque 90°, pour quil puisse couper avec plus de facilité ; on ne peut fairenéanmoins cet angle trop aigu dans la crainte de rendre le couteau troppeu résistant; en général, on estime quil est compris entre 70 à 80°.Cette lame tranchante mobile est boulonnée à la partie antérieure du grandbalancier en fer forgé C , qui, comme on va le voir, reçoit un mouvementalternatif par le piston du cylindre à vapeur D. Ce balancier oscille autourde laxe en fer c, qui est placé de manière à diviser sa longueur en deuxparties inégales, dont une très-courte reçoit le couteau, et lautre, beau-coup plus longue, reçoit laction de la puissance.

Laxer, est porté par les deux joues verticales d, qui sont fondues avec latable porte-couteau A ; il se prolonge dun côté, en diminuant de grosseur,pour présenter une tri ngle horizontale sur laquelle on rapporte un buttoir e,qui sert à limiter lavancement de la pièce ou de la barre de fer /, que lonveut découper; la position de ce buttoir se règle au moyen dune vis depression que lon serre sur laxe , quand sa distance, par rapport aux cou-teaux , est déterminée. Un fort boulon g maintient lécartement des deuxjoues verticales d quil relie solidement.

A lautre extrémité du grand balancier C est attachée la forte tige en ferforgé E, qui est suspendue au milieu dun boulon à clavette h , sur lequelelle est ajustée libre, et qui est également assemblée par arliculation,directement au centre du gros piston de fonte F. Ce piston qui, commeon la vu dans la machine à percer du môme constructeur (tome 1 er ), estfait dune forte épaisseur, pour présenter un certain poids, et descendreainsi plus facilement dans le cylindre, est dune construction extrêmement