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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
couteau, et ensuite par la détente ou distribution variable qui permet dene dépenser la vapeur que proportionnellement à la résistance à vaincre.
Nous avons fait voir (tomes i et iv), que M. Cavé est le premierconstructeur en France qui ait appliqué le cylindre à vapeur directementau balancier d’un découpoir, d’un poinçon ou d’une matrice quelconque.Il est aussi, nous n’en doutons pas, celui qui a fait le plus grand nombred’applications de ce système, et à qui certainement on doit le plus.
Sa nouvelle cisaille est encore un modèle que nous ne craignons pas derecommander comme étant d’un très-bon service. Cette machine est com-binée de telle sorte que l’on peut à volonté faire marcher les tiroirs de dis-tribution à la main, ou bien par le moteur même, comme il est facile des’en rendre compte par les figures.
Elle se compose de plusieurs pièces principales, dont l’une A, qui estfondue d’un seul morceau, sert non seulement de porte-couteau, maisencore de table et de support à tout l’appareil ; il est assis sur deux fortescharpentes en bois B, qui l’élèvent au-dessus du sol. Contre le bord extrêmede ce porte-couteau est boulonnée une forte lame d’acier a bien dressée, etde forme rectangulaire, contre laquelle s’appuie le couteau mobile b, quiest aussi composée d’une lame d’acier à section analogue, mais dont cepen-dant la face inférieure est inclinée, afin de présenter un angle plus petitque 90°, pour qu’il puisse couper avec plus de facilité ; on ne peut fairenéanmoins cet angle trop aigu dans la crainte de rendre le couteau troppeu résistant; en général, on estime qu’il est compris entre 70 à 80°.Cette lame tranchante mobile est boulonnée à la partie antérieure du grandbalancier en fer forgé C , qui, comme on va le voir, reçoit un mouvementalternatif par le piston du cylindre à vapeur D. Ce balancier oscille autourde l’axe en fer c, qui est placé de manière à diviser sa longueur en deuxparties inégales, dont une très-courte reçoit le couteau, et l’autre, beau-coup plus longue, reçoit l’action de la puissance.
L’axer, est porté par les deux joues verticales d, qui sont fondues avec latable porte-couteau A ; il se prolonge d’un côté, en diminuant de grosseur,pour présenter une tri ngle horizontale sur laquelle on rapporte un buttoir e,qui sert à limiter l’avancement de la pièce ou de la barre de fer /, que l’onveut découper; la position de ce buttoir se règle au moyen d’une vis depression que l’on serre sur l’axe , quand sa distance, par rapport aux cou-teaux , est déterminée. Un fort boulon g maintient l’écartement des deuxjoues verticales d qu’il relie solidement.
A l’autre extrémité du grand balancier C est attachée la forte tige en ferforgé E, qui est suspendue au milieu d’un boulon à clavette h , sur lequelelle est ajustée libre, et qui est également assemblée par arliculation,directement au centre du gros piston de fonte F. Ce piston qui, commeon l’a vu dans la machine à percer du môme constructeur (tome 1 er ), estfait d’une forte épaisseur, pour présenter un certain poids, et descendreainsi plus facilement dans le cylindre, est d’une construction extrêmement