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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
Ce piston en forme d’écran, est composé d’un châssis solide en fer, sur le-quel est clouée une plaque de tôle qui s’ajuste dans l’intérieur du tube, demanière toutefois à y passer librement et sans frottement. L’auteur a pra-tiqué dans la partie inférieure de ce piston , un clapet qu’une chaîne pas-sant sur des poulies fait ouvrir. Ce clapet est destiné à faire rentrer l’airdans le tube, lorsqu’il est nécessaire d’arrêter le convoi. Pour maintenir laverticalité du piston, son cadre est soutenu par des tringles fixées à latige principale.
« A l’essieu de devant du véhicule, sont attachées des lames de ressortsen fer plat, réunies à un cadre portant des roulettes de friction horizon-tales, qui roulent contre les parois extérieures de la rigole, au-dessous desrebords, et sont destinées à tenir écartées du tube les roues du véhicule,afin qu’elles n’exercent aucun frottement contre celui-ci. Des roulettessemblables sont attachées à tous les wagons du convoi.
« Le cable flexible qui entre dans la rigole pour boucher la rainure,règne sur toute la longueur du tube; il est assez lourd pour n’avoir besoinque d’une légère pression de la roulette, pour descendre au fond de la ri-gole et s’appuyer sur la rainure.
« Ce système fut essayé près de Londres ; mais, soit vice de constructiondes appareils, soit la difficulté d’opérer le vide dans un tube d’un aussigrand diamètre , le projet fut abandonné, comme n’offrant pas les avanta-ges que son auteur s’en était promis (1).»
Le même ingénieur conçut une autre idée en 1836 : il voulut fermer larainure longitudinale du tube de propulsion, au moyen d’une valve com-posée de deux bandes de métal d’une certaine hauteur, assujéties sur lesbords de la rainure du tube, coudées sur ce point, s’élevant en lignedroite avec une inclinaison suffisante pour se rejoindre en onglet dansleur partie supérieure, et présentant au point de contact deux surfacespolies.
Ces deux bandes métalliques, composées d’un mélange de fer et de cui-vre, étaient plus épaisses à leur base qu’à leur sommet, et elles étaientdiposées de telle sorte que les parties supérieures en contact exerçaientl’une sur l’autre une pression notable, et qu’il fallait alors employer, pourles ouvrir, une force assez considérable entièrement en pure perte.
La rigidité de ces bandes, leur grande hauteur, au-dessus du tuyau depropulsion , l’effort considérable qui devait s’opérer au passage de la tigedirectrice, sur la partie coudée comme sur les boulons d’attache, et enfinles frottements qui devaient en résulter, présentaient de trop grands in-convénients pour que ces procédés pussent recevoir une application in-dustrielle , et ils furent abandonnés comme les précédents.
Au reste, l’inventeur comprit lui-même que ces procédés ne pouvaientpas réussir dans la pratique , car il ne chercha pas à en faire l’expérimen-
{i) Bulletin de la Société d’encouragement, lom. xlii, pag, 521.