PUBLICATION INDCSTUIELLE.
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tation, et il laissa ensevelir cette idée dans l’oubli. Aussi n’en fut-il au-cunement question dans les enquêtes anglaises ni dans les chambresfrançaises, lorsqu’on s’y occupa du système de propulsion atmosphé-rique.
Deux années plus tard, MM. Clegg et Samuda de Wormwood-Scrubs, prèsLondres , imaginèrent de boucher l’ouverture longitudinale des tubes parune lanière en cuir , armée de lames en fer , arrêtée d’un côté pour fairecharnière, se soulevant par l’action de galets adaptés au piston, et retom-bant par son propre poids pour boucher de nouveau cette rainure après lepassage de la tige.
Ce système breveté en France , le 29 septembre 1838, sous le nom deM. Bontil, fut d’abord expérimenté au Hâvre et aux ateliers des construc-teurs en Angleterre, puis ensuite, d’une manière tout à fait pratique, surun chemin de fer de 3 kilomètres de Kingstown à Dalkey en Irlande , etenfin tout récemment sur les chemins de Croydon en Angleterre, et deSaint-Germain en France .
Nous avons consacré plusieurs planches à la description complète detoute l’organisation de ce dernier chemin, nous ne nous occuperons main-tenant que du principe proprement dit, et surtout de la fermeture de la sou-pape que nous avons représentée fig. l re , pl. 6, avec la plupart de cellesqui ont été imaginées depuis celte époque jusques aujourd’hui.
On reconnaît, comme nous venons de l’exposer, que le tube A est percéà la partie supérieure d’une ouverture longitudinale assez large pour don-ner passage à la tige verticale qui est liée au piston et bouchée par la sou-pape a, composée d’une lanière en cuir, plaquée de lames en fer b. Ce cuirétant mis en place , on applique dessus une bande de fer e, pour formercharnière, et on serre celle-ci fortement dans tous les sens par deux écroustaraudés, le premier dans la bande verticale d, fondue avec le tube , et ledeuxième dans la bande horizontale d'recouvrant tout cet assemblage. Unesorte de mastic composé de suif et de cire, et serré sur le bord de la sou-pape par un organe spécial que porte la première voiture, rend le contactde celle-ci plus parfait, et la rentrée de l’air plus difficile : ce tube se trouveainsi toujours prêt à fonctionner.
Le piston , simple rouleau de fonte, d’un diamètre inférieur à celui dutube , armé, à ses deux extrémités, d’une mâchoire pinçant une lame decuir, est placé à l m 40 en avant de la tige de connexion, avec laquelle il estinvariablement uni par un châssis en fer. Ce châssis se compose de deuxplaques de fer verticales reliées par des boulons ; il est fixé à la fois au pistonvoyageur, à la tige de connexion et à un rouleau placé à l’arrière de l’axede la tige pour former contrepoids au piston; il sert en même temps desupport à quatre galets placés les uns à droite , les autres à gauche de latige de connexion, construits avec des rayons différents, et dont la fonctionconsiste à soulever progressivement la soupape de manière à ouvrir unpassage à la tige. Dès que celle-ci est passée, la soupape tombe par son