PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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propre poids ; elle est au môme instant pressée contre le tube par une rou-lette que porte la première voiture et scellée par le mastic de cire et de suif.
Par cette disposition, la pression de l’air qui s’exerce sur le piston forceles lames de cuir dont il se compose à s’appliquer exactement contre lesparois du tube, rend le contact parfait et prévient la rentrée de l’air. Laportion de la soupape à soulever par l’action des galets est également com-primée sur ses deux faces, et ne pèse plus sur ceux-ci que par son proprepoids. Cette soupape, ouverte au point où traverse la tige, est cependanttout à fait close au point où traverse le piston. Le mouvement a lieu régu-lièrement et sans effort.
Quelque parfait que soit le contact de la soupape longitudinale et dupiston sur le tube, l’air extérieur trouve des interstices nombreux parlesquels il rentre. L’action de l’appareil pneumatique devant à la foiscontre-balancer l’effet de ces prises d’air, et enlever successivement l’airprimitivement contenu dans le tube pour produire le mouvement, on com-prend qu’une même machine ne peut desservir qu’une longueur de tubelimitée.
Or, au moment où un convoi se met en mouvement sur le chemin defer atmosphérique, l’air du tube de propulsion doit se trouver au degré deraréfaction pour produire immédiatement la vitesse et la puissance d’im-pulsion que l’on a voulu réaliser. Quand on sort de la sphère d’actiond’une machine pneumatique pour entrer dans la sphère d’action de l’appa-reil pneumatique suivant, il faut que l’air du tube dans lequel on entre,soit déjà raréfié; mais alors le tube est fermé à ses deux extrémités : ici seprésente une nouvelle difficulté qui consiste à éviter le choc du piston arri-vant avec toute sa vitesse acquise, contre la soupape de clôture, pour ou-vrir cette soupape avec un petit effort, de manière à donner passage aupiston sans permettre l’entrée de l’air extérieur et sans arrêter le convoi.
MM. Clegg et Samuda ont surmonté cette difficulté par une dispositiontrès-ingénieuse. La soupape s’ouvre au moment où le piston ferme déjà letube, et par l’action même de ce piston, l’effort est presque nul, la rentréede l’air n’en est pas augmentée. Quant à la sortie du piston d’un tube, ellene donne lieu à aucun choc, bien qu’une soupape de clôture se trouveaussi à l’extrémité du tuyau. Voici le moyen employé par les inventeurs :l’appareil pneumatique placé sur le côté du chemin , communique avec letube de propulsion par un tube aspirateur. Il a suffi de placer ce tuyauaspirateur à quelques mètres en deçà de l’extrémité fermée par la soupapede sortie pour rendre impossible cette rencontre entre le piston et cettesoupape. Dès que le piston a dépassé le tube aspirateur, l’air n’étant plusenlevé devant lui, se comprime de plus en plus, augmente progressive-ment de densité jusqu’au moment où la pression intérieure étant supérieureà la pression atmosphérique, la soupape s’ouvre d’elle-même.
En Angleterre, M. John Aitken proposait de faire le vide des tubes enles remplissant d’eau et en vidant cette dernière dans d’autres tuyaux ; il