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Tome sixième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

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propre poids ; elle est au môme instant pressée contre le tube par une rou-lette que porte la première voiture et scellée par le mastic de cire et de suif.

Par cette disposition, la pression de lair qui sexerce sur le piston forceles lames de cuir dont il se compose à sappliquer exactement contre lesparois du tube, rend le contact parfait et prévient la rentrée de lair. Laportion de la soupape à soulever par laction des galets est également com-primée sur ses deux faces, et ne pèse plus sur ceux-ci que par son proprepoids. Cette soupape, ouverte au point traverse la tige, est cependanttout à fait close au point traverse le piston. Le mouvement a lieu régu-lièrement et sans effort.

Quelque parfait que soit le contact de la soupape longitudinale et dupiston sur le tube, lair extérieur trouve des interstices nombreux parlesquels il rentre. Laction de lappareil pneumatique devant à la foiscontre-balancer leffet de ces prises dair, et enlever successivement lairprimitivement contenu dans le tube pour produire le mouvement, on com-prend quune même machine ne peut desservir quune longueur de tubelimitée.

Or, au moment un convoi se met en mouvement sur le chemin defer atmosphérique, lair du tube de propulsion doit se trouver au degré deraréfaction pour produire immédiatement la vitesse et la puissance dim-pulsion que lon a voulu réaliser. Quand on sort de la sphère dactiondune machine pneumatique pour entrer dans la sphère daction de lappa-reil pneumatique suivant, il faut que lair du tube dans lequel on entre,soit déjà raréfié; mais alors le tube est fermé à ses deux extrémités : ici seprésente une nouvelle difficulté qui consiste à éviter le choc du piston arri-vant avec toute sa vitesse acquise, contre la soupape de clôture, pour ou-vrir cette soupape avec un petit effort, de manière à donner passage aupiston sans permettre lentrée de lair extérieur et sans arrêter le convoi.

MM. Clegg et Samuda ont surmonté cette difficulté par une dispositiontrès-ingénieuse. La soupape souvre au moment le piston ferme déjà letube, et par laction même de ce piston, leffort est presque nul, la rentréede lair nen est pas augmentée. Quant à la sortie du piston dun tube, ellene donne lieu à aucun choc, bien quune soupape de clôture se trouveaussi à lextrémité du tuyau. Voici le moyen employé par les inventeurs :lappareil pneumatique placé sur le côté du chemin , communique avec letube de propulsion par un tube aspirateur. Il a suffi de placer ce tuyauaspirateur à quelques mètres en deçà de lextrémité fermée par la soupapede sortie pour rendre impossible cette rencontre entre le piston et cettesoupape. Dès que le piston a dépassé le tube aspirateur, lair nétant plusenlevé devant lui, se comprime de plus en plus, augmente progressive-ment de densité jusquau moment la pression intérieure étant supérieureà la pression atmosphérique, la soupape souvre delle-même.

En Angleterre, M. John Aitken proposait de faire le vide des tubes enles remplissant deau et en vidant cette dernière dans dautres tuyaux ; il